‹ Napoléon et LarreyChapitre 238 sur 319 · RETOUR DE LARREY A PARIS · texte numérisé non relu

RETOUR DE LARREY A PARIS

la plupart de ses compagnons d’armes, il n’avait pu obtenir un congé pour aller prendre quelques jours de repos au milieu des siens. Malgré son attachement pour l’Empereur, il avait fini par être exaspéré, et quoiqu’il ait toujours été très prudent quand il écrivait à Mme Larrey, en homme qui connaissait bien les libertés que prenait l’administration impériale des postes, sa correspondance nous le montre ayant, cette fois, dépouillé toute contrainte. A la fin de la campagne de 1813, il demanda à Mayence un congé qui lui fut refusé. Ce refus le mit hors de lui, et nous trouvons dans ses lettres l’expression de cet état d’esprit1. Il renouvela à Metz, en termes très secs, sa demande de départ pour Paris et ne dissimula pas au ministre son intention de partir sans son consentement si celui-ci lui était refusé. Cette fois, il fut entendu et reçut la permission de s’absenter. Il partit le 6 janvier; nous allons voir combien fut court le séjour qu’il fit auprès des siens.

1 Corresp. privée , Larrey à Mrae Larrey, Mayence , 3 déc. 1813. Ms.

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