CHAPITRE XVI
I. La première Restauration. — Attitude de Larrey. — Les Cent- Jours. — Rentrée de Napoléon aux Tuileries. — Larrey et les fidèles de l’Empire. — Ses pressentiments éveillés par la vue de Fouché. — Organisation de l’armée du Nord. — Percy nommé chirurgien en chef. — Louis XVIII et Percy. — Déception et mécontentement de Larrey. — Drouot chargé par Napoléon de l’apaiser et d’obtenir son concours. — II. Début de la campagne. — Combat de Gilly. — Rataille de Ligny. — Anecdote : le colonel Sourd à Jemmapes. — Mauvais fonctionnement des ambulances. — Waterloo. — Larrey et le duc de Wellington. — Les généraux tués. — Les blessés de marque : les généraux Delort, Édouard de Colbert, de Montyon, Foy, Friant, Durutte, Cambronne. — Larrey quittant par ordre le champ de bataille, attaqué, blessé et fait prisonnier par les Prussiens. — Férocité des Prussiens vis-à-vis des Français vaincus. — Mauvais traitements subis par Larrey. — Ordre de le faire passer par les armes. — Blücher lui fait rendre la liberté. — Larrey à Louvain. — Touchante conduite de la population belge vis-à-vis des blessés français. — Les blessés français et prussiens dans les hôpitaux de Bruxelles. — Blücher envoie un parlementaire aux avant-postes français pour donner à Mme Larrey des nouvelles de son mari. — III. Deuxième abdication de Napoléon. — Les facteurs de cette détermination. — Surmenage de l’Empereur depuis son départ de l’île d’Elbe. — Réaction et lassitude de son système nerveux après Waterloo. — Rentrée de Larrey à Paris le 15 août. — Les vengeances politiques qui suivirent la deuxième Restauration. — Les amis de Larrey poursuivis et lui -même suspect et menacé dans sa liberté. — Intervention de Benoît auprès de Fouché. — Larrey dépouillé de ses places et de ses pensions. — Percy et la réaction. — Anecdote : le musée d’archéologie et d’armes anciennes de Percy et le préfet de police Decazes. — Profonde tristesse et situation précaire de Larrey. — Refus de positions brillantes à l’étranger. — Dissolution de la Chambre introuvable. — Larrey remis en possession de sa pension de Lutzen par un vote solennel de la nouvelle Chambre. — Bernadotte et les dotations des Français en Poméranie suédoise.
La monarchie traditionnelle est rétablie. Les colonnes des journaux officiels sont trop courtes pour insérer tous les actes d’adhésion au nouveau régime qu’adressent à Dupont, — l’auteur du désastre de Baylen, devenu ministre toutpuissant de la guerre, — la plupart des anciens serviteurs