EXCURSION DE BONAPARTE A SUEZ
Un des sujets qui préoccupèrent bientôt Bonaparte, dès la prise du Caire, fut la question de Suez. L’isthme était, au moment de l’expédition française, la voie par laquelle les marchandises anglaises de l’Inde pénétraient au Caire. Mais de tout temps cette route commerciale fut très importante, et, à l’époque la plus reculée et la plus brillante de l’histoire de l’Égypte, Sétif 1er avait reconnu la nécessité de faire creuser un canal qui réunissait les flots des deux mers. Ce canal est représenté sur une des murailles extérieures du temple de Karnak. Il est défendu par des fortifications et porte dans une inscription le nom : « la Coupure1 ». Jusqu’à l’ère des Arabes, on n’a guère d’autres données positives sur la navigabilité à travers l’isthme. Mais on sait d’après leurs auteurs que, sous les khalifes, un canal, — antérieurement dérivé du Nil à Fostat, — aboutissait dans la mer Rouge par
tion suivante qui subsiste encore, mais qui ne sera peut-être plus respectée longtemps :
l’an VI DE LA RÉPUBLIQUE, LE 13 MESSIDOR,