APPRÉCIATION DE LA CAMPAGNE DE SYRIE
qui n’est pas très considérable. Nous savons d’un autre côté qu’elle eut deux mille blessés, dont douze cents furent évacués par mer et huit cents à travers le désert. C’est parmi les évacués par mer qu’eut lieu le plus de victimes.
Les opérations maritimes n’étaient pas plus favorables aux armées françaises à Jaffa qu’à Alexandrie ou à Suez, où une expédition commandée par le lieutenant de vaisseau Collot éprouva un nouvel échec1. D’après le rapport de Larrey, si presque tous les blessés du convoi de terre furent sauvés , — il accuse seulement vingt -cinq morts pour les plus dangereusement atteints, — ceux qui furent transportés par mer furent moins heureux 2. Par suite des incidents de la navigation, quelques embarcations vinrent s’échouer sur les côtes de Quatieh; d’autres furent capturées par les Anglais. Il est probable que le nombre de ces prisonniers fut assez élevé. Il périt une trentaine d’hommes de l’épidémie régnante pendant la traversée. Le reste du convoi gagna Damiette. Ces résultats manquent de chiffres; mais le déficit dut être assez considérable.
1 19 pluviôse.
2 Larrey au citoyen Daure, ordonnateur en chef. {Correspondance , 5873, n° 395, p! 131. B. N. N. Acq.)