‹ Napoléon et LarreyChapitre 71 sur 319 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

I. Les hôpitaux du Caire pendant l’absence de Larrey. — Ses réclamations auprès du général Bonaparte.— Fondation au Caire d’une École de chirurgie destinée à la formation et à l’instruction de chirurgiens militaires indigènes. — Séance de l’Institut du 11 messidor. — Violente discussion entre Bonaparte et Des Genettes. — IL Débarquement d’une armée turque à Aboukir. — Décision immédiate et marche foudroyante de Bonaparte. — Rapidité des préparatifs de Larrey : ambulances du champ de bataille, flottille de transport, hôpital d’embarquement, hôpital sédentaire , hôpitaux d’évacuation. — Bataille d’Aboukir. — Rapport de Larrey à Bonaparte sur les blessés de la journée. — Les blessés de marque : Lannes, Murat, Bertrand, Fugières, Mustapha. — Anecdotes : Bonaparte et Fugières. — Bonaparte panse Mustapha de ses propres mains. — Rare précision du fonctionnement des ambulances de Larrey. — III. Fête donnée par Bonaparte au Caire pour célébrer la bataille d’Aboukir. — Proposition à Larrey de 1 accompagner en France. — Refus de celui-ci. — Curieuse conversation scientifique à la fin de la soirée. — Départ de Bonaparte. — Entrevue de celui-ci avec Menou. — Embarquement au Pharillon. — Le poète Parseval -Grandmaison.

Dès son arrivée au Caire, Larrey reprit en main son service , sa vaste correspondance avec les médecins de la basse et de la haute Égypte , et réorganisa ses hôpitaux , qu’il avait trouvés dans un état d’incurie dont la faute incombait aux ordonnateurs, qui, comme d’habitude, faisaient passer les soins et l’hygiène des malades au dernier rang de leurs préoccupations. Il voulut faire toucher du doigt ce vice à Bonaparte et l’amena, comme il l’avait déjà fait au début de la conquête , à l’hôpital de la ferme d’ibrahim. Le général le trouva en plus mauvais état que ceux de Saint -Jean- d’Acre, et constata que les soldats y étaient moins bien soignés. Ainsi, dans la capitale, où tout abondait et où régnait la plus profonde tranquillité, les hôpitaux étaient plus mal tenus

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