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C'est, en effet, par l’étude des mathématiques qu'il fut plus spécialement captivé lors de sa formation scolaire. Le jeune Bonaparte ne se manifesta pas comme un brillant élève de lettres, bien que devant, par la suite, se montrer un remarquable écrivain, comme en témoigne cet impérissable monument qu'est sa Correspondance. Cela n'a d’ailleurs rien d'étonnant ; tel qui, dans sa maturité, a su trouver les formes les meilleures pour l'expression de solides pensées, a parfaitement pu, en son jeune temps, n'avoir aucun goût pour aligner quelques .phrases banalcs sur un sujet imposé, n’offrant pour lui qu'un médiocre intérêt, s'avérer même peu apte à faire ce qu’on appelle de l'amplification littéraire ou, pour user de l'argot de l'Ecole Polytechnique, du « laïus ».
(1) Hommes cl choses de science, 1re Série, p. 147 (Vuibert, 1930).