‹ Napoléon et les savantsChapitre 7 sur 8 · M NS · texte numérisé non relu

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même d’une sénatorerie, celle de Liége, et l’élevait en 1806, à la présidence du Sénat ; 1l lui conférait en outre, la dignité de grandofficier de la He d'honneur et le titre de comte de Péluse,

évocateur de a commune expédition en Égypte. Mais la simplicité foncière de Monge s’effarouchait un peu de tous ces honneurs qui, bien certainement, avaient moins de prix à ses yeux que l'amitié de son cher Énneioin

En apprenant en 1812, le désastre auquel avait abouti la campagne de Russie, l’'illustre savant fut frappé d’une attaque dont il ne se remil Jamais complètement, dont les suites furent même ageravées par les événements qui devaient aboutir à la chute du colosse,

Le gouvernement de la Restauration eut le triste courage de rayer le nom de Monge, en même temps que celui de Lazare Carnot, de la liste des membres de l’Académie des sciences. Monge ne survécut que deux ans à ce déni de justice. Il s’éteignit le 28 juillet 1818, resté toujours fidèle aux trois cultes qui avaient illuminé sa vie : la science, l'École Polytechnique, Napoléon !

Quant à Carnot, lui aussi géomètre de premier ordre, ses rapports avec Napoléon ont passé par des hauts et des bas. Il convient toutefois de ne pas oublier que c’est lui qui, en qualité de Directeur, fit nommer général en chef de l'Armée d'Italie Bonaparte, alors seulement âgé de 26 ans, ce qui n’a pas été sans quelque influence sur Fe suite de sa carrière. Bonaparte, de son côté, appela Carnot au poste de ministre de la guerre au lendemain de Brumaire et contribua à sa réintégration à l’Institut qui eut lieu par la voie d’une nouvelle élection le 26 mars 1800. Le libéralisme inné de Carnot l’éloigna de celui dont il prisait pourtant hautement le génie, lors de l'établissement du consulat à vie, et, davantage encore, lors de la fondation de l'Empire. Mais son ardent patriotisme le rapprocha du héros lorsque pour celui-ci commença la série des mauvais jours. On sait quelle fut sa belle conduite lorsque Napoléon, Jui ayant conféré le grade de général de division, alors que sa carrière militaire s'était, au temps de la Révolution, arrêtée à celui de chéf de bataillon, lui confia le poste périlleux de gouverneur d'Anvers. Pendant les Cent jours, le dévouement de Carnot s’accrut encore lorsque l'Empereur fit de lui son dernier ministre

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