SENATUS-CONSULTE DU 10 DÉCEMBRE
qu'à cinq cent mille livres de rente (celte portion d'apanage supportée par la nation) et dans cinq cent mille francs de rente pris dans le Brabant. — Cela lui fera donc un million de rente — et enfin dans un million de rente payé au Trésor, ce qui lui ferait deux millions. Cet apanage appartient de droit à son fils et, comme j'ai avantagé le premier en lui donnant le grandduché de Berg, j'appellerai à la succession de cet apanage le deuxième. Les autres auront leur rente à part.
« D. ' écrira à Daru qui verra la [ J et
combien rend la forêt de Montmorency. Y a-t-il cinq cent mille francs de rente dans le Brabant? Une fois l'apanage réglé par le sénatus-consulte, je pourrai régler que le roi paiera à la reine cinq cent mille francs et sa maison légale. Il n'est point possible de faire davantage. Elle n'est point fille de France et n'a de droit que par son mari.
« Créer une principauté comme protectrice dotée de cinq cent mille francs de rente sur l'octroi du Rhin. Ce majorât serait pour une des filles de France après la mort de la reine. Dotation comme protectrice. Voir Maret là-dessus. J'ai fait les lettres patentes.
« Je lui donne 700 000 francs pour arranger ses enfants.
« Comme il serait possible de former l'apanage (?) 500 000 et 500 000, le million, sur le grand-duché de Berg, 500 000, si lui et la reine à sa mort perdaient le grand-duché de Berg.
1 Duroc.
a Communiquer cela au duc de Bassano pour en faire un titre du message ou du sénatus-consulte, suivant les statuts. — Voir faire comment constituer le titre de protectrice. — Sur le Grand livre? — J'ai, je crois, quatorze millions en Italie; ou on peut le mettre sur l'octroi du Rhin où il reste 800 000 francs. Je ne sais pas ce qui me reste sur le Grand livre et le Monte Napoléon.
« Ecrire à Daru combien vaut la forêt de Montmorency et, à côté, des forêts (pour) 500 000 francs et s'il y a difficulté à trouver 500 000 francs dans le Brabant.
« Voir le duc de Bassano.
« Ensuite, parler à l'archichancelier pour la rédaction de l'acte. Liquider les affaires. Les séparer de biens et déclarer que (elle a) la maison et 500 000 francs sur le million qui appartient au roi.
« S'informer si la campagne du Plessis est bonne l.
« Ne pas parler de Saint-Leu. »
Tel est le premier jet de ses idées dans l'hypothèse du retour de Louis : il cherche à concilier ce qu'il doit à son frère et ce qu'il doit à Hortense, à régler la séparation sans qu'elle paraisse dans le public, à assurer l'avenir des enfants et à maintenir entre les parents une sorte d'équilibre. 11 ne néglige aucun détail, puisque, pour plaire à Louis, il lui laisse Saint-
1 Le Plessis Chaînant, l'ancienne propriété de Lucien.