‹ Napoleon et sa famille (volume 3)Chapitre 39 sur 104 · JOSEPH. — SITUATION DE L'ARMEE DU NORD · texte numérisé non relu

JOSEPH. — SITUATION DE L'ARMEE DU NORD

Anglais pour pacifier la Navarre, la Biscaye et la province de Santaniler » ; le 4, Clarke avait transmis ces ordres en insistant sur la nécessité de pourvoir avant tout à la sûreté du Nord et d'employer tous les moyens pour aider Caiïarelli. Le 14, cédant aux récriminations de Joseph, l'Empereur, pour lui rendre l'exécution de ses ordres plus agréables, lui avait fait annoncer par Clarke le rappel de Caffarelli et son remplacement par Glausel. « Ce général, qui a commandé l'Armée de Portugal dans des circonstances très critiques, écrivait le Ministre, a déployé à cette époque beaucoup de fermeté, de sagesse et d'expérience de la guerre; en obtenant la confiance de l'armée, il a obtenu celle de l'Empereur qui lui en donne aujourd'hui un témoignag-e dont j'espère que Votre iMajesté aura lieu d'être satisfaite. » En môme temps il avait réitéré à Joseph l'ordre d'aider Clausel avec tous les moyens de l'Armée dePortug'al.

Les communications étant toujours interrompues, l'Empereur, le '2i janvier, avait enjoint à Clarke de transmettre directement à Reille l'ordre de secourir Clausel. « Réitérez l'ordre au g-énéral Reille, avait-il écrit, de faire passer la plus grande partie de ses troupes sur la Navarre et la Biscaye pour pacifier le Nord. » Pour ménager Joseph, Clarke, averti d'être prudent, n'avait pas transmis l'ordre directetement à Reille, et il avait écrit au roi le 20 : « La nécessité de pacifier les provinces du Nord a tellement attiré l'attention de l'Empereur que Sa Majesté Impériale m'a réitéré quatre fois successivement Tordre

exprès de renouveler encore l'expression de ses intentions que j'ai déjà adressée à Votre Majesté par ma lettre du 4 janvier pour l'eng-ager... à concentrer ses forces de manière à pouvoir envoyer des troupes de l'Armée de Portuaal vers le Nord, en Navarre et en Biscaye, afin de délivrer ces provinces et d'y rétablir la tranquillité. » Mêmes ordres le 31. Le 3 février, aucun résultat n'étant acquis, Clarke s'était déterminé à adresser à Joseph l'ordre formel d'envoyer une division en Xavarre. Le 7, l'Empereur avait insisté ; le 10, il avait enjoint au ministre de la Guerre (( de faire connaître au roi, en chiffres et par quadruplicata, qu'il voyait avec la plus grande peine qu'il eut perdu deux mois aussi importants que décembre et janvier où les Anglais étaient dans l'impossibilité de rien faire et qu'il n'eût pas profité de cette circonstance pour pacifier la Navarre, la Biscaye et l'Aragon ». « La nonchalance de la direction des affaires en Espagne est inconcevable », ajoutait-il, et, par trois fois, il insistait sur la nécessité d'envoyer des renforts à Clausel. Le 19, Clarke avait écrit « fort vivement » à Reille au sujet de son insouciance pour le rétablissement des comnmnications. « Vingt-sept courriers se trouvaient arrêtés sur divers points de la route entre la frontière et Madrid. » Le 23, nouveaux ordres de l'Empereur ; le 26, Clarke a écrit à Jourdan : « Les obstacles que mes dépêches pour Madrid ont éprouvées pour arrivera leur destination ont produit les résultats les plus fâcheux, 11 était de toute importance, au commencement de janvier, que l'Armée du

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