‹ Napoleon et sa famille (volume 4)Chapitre 25 sur 106 · HORTENSE — EUGENE COMPROMIS · texte numérisé non relu

HORTENSE — EUGENE COMPROMIS

cipé en ({iioi ({iie ce soit, et il en eût élé fort empêché. ProbablenienI, cl (juoi qu'on n'en ail point parlé, se Iroiive-t-il une lettre d'Hortense à sa belle-sœur l'impératrice Marie-Louise, écrite par ordre de Napoléon et où la reine lui propose que le prince Eugène la ramène à Paris. C'est vraisemblablement cette lettre qui déchaîne la tempête.

« Quelques minisires s'écrièrent que le prince Eugène était le com[)lice du retour de l'usurpateur. Bientôt ces premières voix trouvèrent des échos au point (jue l'empereur Alexandre fut pour ainsi dire crili([ué en pleine séance, de ses intimités avec un prince qui le trompait, dit-on », qui entretenait ainsi des correspondances clandestines avec les amis et les partisans de l'homme mis au ban de l'Europe. Lé lendemain, Alexandre envoya à Eugène son aide de camp Czernilcheff, qui lui remit toutes les lettres décachetées dont le Congrès avait gardé des copies et qui lui annonça que, « après ce qui s'était passé dans le sein du Congrès, l'empereur se trouvait obligé, par égard et môme par devoir envers ses alliés, de cesser ses communications avec lui ». Le bruit courut à Vienne que le prince « et toute sa maison » allaient être envoyés dans une forteresse de Hongrie ou de Transylvanie.

Mais en ce qui concerne Eugène, cette alerte, si vive qu'elle eût été, ne porta point de conséquence. Il eut une explication assez vive avec Alexandre, lui démontra l'innocence des lettres qui lui avaient

été adressées et le convainquit. Embrassade et promesses ; avec Metternich pareillement : mieux même, car il obtint, avant que le Congrès se séparât, une offre d'établissement, qu'il dédaigna à la vérité comme trop mesquine, mais qui n'en était pas moins la preuve certaine qu'on ne lui tenait point rigueur.

Quant à Hortense, qui avait écrit cette lettre au sortir du brasier des Tuileries et qui par là se trouvait bien véritablement en droit de parler d'enthousiasme, n'avait-elle rien dit de plus ?

Quelques semaines après avoir expédié sa lettre, il lui vint des remords, elle se demanda si sa lettre n'avait pas été arrêtée : « Dans les temps de trouble, dit-elle, les diplomates ne s'en font pas faute et moi qui ne le suis guère, je n'écris pas en conséquence. » Vite, elle adressa à son frère une nouvelle lettre où, croyant justifier les termes de la première, elle les aggravait singulièrement. «Je me rappelle t'avoir mandé, lui écrit-elle, que j'avais dit à l'Empereur que tu devais bientôt venir à Paris pour lui être utile et comme cela on pourrait y voir des choses qui ne sont pas puisque c'était simplement pour prier le roi de France de lui payer ses 3 millions. Ainsi tu pourras t'expliquer. Ensuite, quand je le parle de l'enthousiasme, je ne saurais trop en dire. Si on voulait nous faire la guerre, cela deviendrait tellement national que cela serait comme l'Espagne ; car jamais les Bourbons ne pourront revenir; ils ont trop mal pris la

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France; ils n'ont (|ue les salons pour eux, mais tout cela ne se bat pas. Au reste, voilà TEmpereur qui nous donne la liberté de la presse. Viendra ensuite une Constitution et on assure qu'il veut la paix avec tout le monde; il n'y a que le retour de sa famille ([ui fait un mauvais effet; mais, pourvu qu'il ne leur donne pas grande confiance, c'est assez simple qu'ayant paitagé son malheur, ils partagent son bonheur. » Ainsi, pour expliquer et justifier ce qu'elle a ci-devant écrit, en aggrave-t-elle sans y penser tous les termes ; ainsi marque-t-elle une fois de plus la haine des Beauharnais contre les Bonaparte et cette jalousie irréconciliable qui les fait se disputer sur le bord de l'abime. « On fait courir ici le bruit que tu es contre nous, dit-elle en terminant, je ne puis le croire ; ton intérêt est avec nous et, si tu pouvais avoir Parme et Plaisance, ce serait bien beau. Nous n'avons plus ici de grands dignitaires, mais si, malgré ta principauté, on te faisait connétable, ce serait là mon désir pour toi et ce serait la perfection. » N'est-ce pas là vraiment le dernier mot : « Nous n'avons plus.de dignitaires, il faut te faire connétable ! »

Et c'était cette lettre encore qu'elle risquait par la poste ou par quelque voie aussi ingénue, et qu'elle n'imaginait point devoir arriver tout droit au cabinet noir autrichien. A coup sur, la lettre n'était pas bien grave en elle-même, ni ne révélait de bien dangereux desseins, mais quelle incompréhension des faits, des hommes, des choses, des événements !

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quel enfantillage ! quelle niaiserie ! Certes, on devait bien en conclure que ce n'était pas une telle femme qui eût mené une conspiration, ni qui eût été de la moindre utilité à des conspirateurs. Bonne pour mêler le roi, l'Empereur, la régence, la Pvussie, l'Autriche et le reste, elle n'eût point manqué de se rendre à quelque moment, et malgré qu'elle en eût, suspecte à tout le monde. Ne serait-ce pas qu'Alexandre, en prêtant une importance exagérée à des manifestations enfantines, se donnait un prétexte pour rompre une relation qui lui semblait importune, qu'il avait souhaitée par curiosité et dont l'avaient lassé les confidences sans intérêt, les incursions dans sa vie et dans sa politique, les duplicités niaises, certaines façons de se jeter à sa tête et surtout des manques de tact et d'à-propos ?

Au milieu des agitations qui avaient marqué pour Hortense les journées écoulées depuis l'annonce du débarquement de l'Empereur, elle avait fait une démarche qui devait assurément lui donner aux yeux d'Alexandre l'attitude la plus compromettante.

Quoi qu'elle eût dit et fait pour prouver à quel point elle était détachée des Bonaparte, et combien peu elle entendait se mêler de politique; si bien qu'elle eût accueilli les royalistes qui s'étaient le mieux signalés par leur haine contre l'Empereur, elle n'était parvenue ni à se faire agréer par les gens du faubourg Saint-Germain, ni à décourager

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les Bonapartistes, même les militants. Lorsque, à certains jours et à certains contacts, ils frémissaient et menaçaient de sortir, elle les ramenait d'un mot, d'un geste, d'un sourire et puis n'élait-elle pas la fille de l'Empereur et ne fallait-il pas lui tenir compte qu'elle était femme ? Enlin, n'était-ce point chez elle qu'on rencontrait, presque chaque soir, les créatures délicieuses, femmes de maréchaux, de généraux et de ministres, duchesses ou comtesses de la Cour impériale, jolies, rares, élégantes, spirituelles et moqueuses, qui, maltraitées par les nouveaux venus, se vengeaient sur la duchesse d'Angoulème et les douairières qui l'entouraient, « leur laideur, leur air empesé, leur mise gothique, leur mauvaise tournure ». Les jeunes gens qui papillonnaient autour d'elles savaient bien qu'elles ne leur feraient point mauvaise mine si, comme Jacqueminot, de Brack et Lawœstine, ils se costumaient en voltigeurs de Louis XIV, l'épée toute courte battant les bas de coton mal tirés, l'énorme perruque à ailes de pigeons et à longue queue, blanchissant un uniforme râpé acheté à la rotonde du Temple, et s'ils allaient ainsi se promener aux Tuileries, faisant des mines et des façons à leurs Sosies. Même ne redoutaient-elles point qu'on leur contât à l'oreille que tel ou tel de ces jeunes hammes avait, la veille ou le matin même, couché par terre le long du mur d'enceinte, un ou deux, jusqu'à trois de ces bellâtres de la Maison du roi : mousquetaire, chevau-léger ou garde du corps. Il XI. 0

semblait que ces grades prodigués à des gamins à peine sortis du collège, quand de vieux officiers étaient renvoyés avec une ridicule demi-solde, outrageaient quiconque tenait à l'ancienne armée. — Et ces dames en étaient. Les combats singuliers prenaient un air chevaleresque qui plaisait et un beau coup d'épée se payait parfois d'un peu mieux qu'un sourire. C'était là le monde auquel Hortense ne pouvait en vérité fermer son salon dès qu'elle en entrouvrait la porte ; mais elle n'était point sans connaître les inconvénients qu'elle y devait trouver et il n'est pas mal de l'en entendre raisonner. Elle écrira plus tard à l'empereur Alexandre : « Je voyais peu de monde, des amis d'enfance dont la position ressemblait à la mienne ; on nous fit passer pour une réunion de mécontents : pour éviter cela, j'ouvris davantage ma maison ; je reçus quelques étrangers, comptant sur leur impartialité ; je désirais beaucoup voir des personnes attachées à la Cour ; je leur fis des avances; ils ne voulurent pas y répondre; deux jeunes gens de ma société éprouvèrent de la peine de ce que la croix venait d'être donnée à des gens qu'ils jugeaient méprisables; cela les fit remarquer ; je leur représentai que cela me faisait du tort, ils la reprirent ; mais il n'y a sorte de propos qu'on ne tint contre eux; la société par son exaltation a fait perdre bien des serviteurs au roi ; la haine était venue à un si grand point que tout le monde se disait : « Gela ne peut pas durer » et chacun fai-

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sait son avenir à sa façon : on venait souvent me prier d'écrire à mon frère ; je répondais : Il ne se mêle de rien, ni moi non plus; mais je lui mandais les diverses choses : L'un voulait la régence, l'autre le duc d'Orléans et l'autre la République. Je riais quelquefois de voir tant de passions enjeu et je me croyais hors de tout propos j)arce que ma tranquillité seule me convenait et que tout m'était égal. Je parvenais toujours à calmer ceux qui m'entouraient et je les faisais convenir qu'un roi est bien à plaindre quand il a à contenter tant de gens qui ne savent ce qu'ils veulent. »

Assurément ne s'attend-on pas à rencontrer les mêmes idées, et presque exprimées par les mêmes mots, sous la plume d'une jeune femme et sous celle d'un vétéran de révolutions tel que Tliibaudeau : pourtant l'un et l'autre apprécient exactement de même cet état d'exaspération où les émigrés avaient mis la nation. Ils classent les mécontents de la nième manière et ils disent également que la partie était ainsi engagée qu'il ne s'agissait point de savoir si les Bourbons tomberaient, mais qui profiterait de leur succession.

Toutefois Thibaudeau comme la plupart do ses contemporains ne veut point admettre que la reine n'ait point été au courant de ce qui se disait chez elle. Elle-même l'avoue : « Placée, malheureusement, dit-elle, au milieu de toutes les passions, habituée par ma position à connaître les intérêts de beaucoup de monde, je devais m'apercevoir

des projets et des espérances de chacun. Fallait-il les dénoncer quand des malheureux venaient se plaindre à moi et quand ils ne me parlaient jamais que de leur espoir? J'ai vu des gens au désespoir, de ce qu'ils appelaient leur honneur humilié sous un gouvernement qui ne voulait apprécier les hommes que par leurs ancêtres. Je puis assurer que je cherchais toujours à les calmer, je leur disais : on est en paix, il faut au moins jouir de ce qu'on a. Et, pour la première fois de ma vie, je me donnais comme exemple de bonheur parce que c'était vrai et que le genre de vie que je menais était celui que j'avais toujours envié. »

Sans doute, mais la reine pouvait-elle faire que les amis les plus chers, Flahaut à la tête, ne se signalassent pas par leur haine contre les Bourbons, arrivée au paroxysme après la mise en jugement et l'acquittement d'Exelmans. Ils ne la mettaientde rien, mais, hors de son salon, tout le monde était persuadé qu'elle était de tout et il faut croire que, s'il n'y eut point à proprement parler de complot, il y eut, avec l'île d'Elbe, un échange de renseignements. Ainsi l'Empereur disait à Sainte-Hélène : « Flahaut m'avait prévenu que La Bédoyère, chez la reine Hortense, avait déclaré qu'il se tournerait vers moi. Aussi je demandais partout où était le 7" de ligne. »

Flahaut était donc en rapports avec l'Empereur et comment eùt-on pensé que la reine l'ignorât? Elle passait aux yeux d'hommes tels que .Thibau-

HORTEXSE. — CONSPIRE-T-ELLE? 8>

deaii pour être à la tête tle la conspiration des femmes « si leurs petites manœuvres méritaient ce nom ». Et Thibaudeau ajoute : « Sur ce bruit qu'on faisait de ses salons que fréquentaient des militaires et des étrangers de distinction, j'y allai une ou deux fois. Il y avait, avec le ton de la bonne compagnie, de la réserve et de la discrétion, un petit air factieux, une certaine odeur de sédition. Sans être bien dangereux, cela n'était pas sans avoir quelque influence et donnait de vives inquiétudes à la Cour : les femmes y crevaient de jalousie. »

Tout tournait, même les choses les plus simples, à incriminer de bonapartisme celle qui, en vérité, ne se souciait que d'être une grande mondaine, ayant le salon le plus recherché de Paris : ainsi, le 6 mars, revenant du bois de Boulogne avec M"® Gochelet et allant rue de Lille porter ses consolations à M"" de Nansouty qui venait de perdre son mari, elle rencontra sur le Pont-Royal, lord Kinaird, qui l'arrêta et lui annonça que l'Empereur était débarqué de l'île d'Elbe. Elle en fut frappée de terreur; mais elle résolut de faire bon visage : elle ne décommanda point une soirée à laquelle étaient invitées quantité de personnes comme M""" de Laval, lady Tancarville, iM™" de Turpin, M"" de Lagrange ; Garât et M"" Delihu chantèrent et tout se passa le plus correctement du monde : ce qui n'empêcha que, plus tard, on accusa la reine d'avoir fêté le débarquement

et fait chanter des couplets de circonstance.

Durant la soirée, on avait fait sortir les enfants par le jardin et la reine les avait confiés à M™® RioufFe, mère d'une de ses anciennes compagnes de la pension Campan.

Ce fut le lendemain, ou le surlendemain au plus tard, qu'elle se détermina à une démarche dont le sens échappe et dont on en cherche l'inspirateur. On n'a sur cette démarche qu'un témoignage, mais c est celui de la reine, adressé à l'homme même qui en fut l'objet. On ne saurait donc garder le moindre doute. « L'empereur Napoléon débarqua, écrit-elle à l'empereur Alexandre. Ce fut un coup de foudre pour tout le monde, mais les fautes des Bourbons le ramenaient comme ses fautes à lui avaient amené ces derniers. On espérait qu'il était soutenu par l'Autriche, et tous les partis se réunirent à lui. Il profita donc de mille conspirations qui n'étaient pas pour lui. Des personnes sages et que vous connaissez bien \ craignant encore son caractère, vinrent me trouver et me prier de vous écrire pour que vous puissiez l'empêcher de revenir et de reprendre la couronne sans conditions, car, connaissant bien les dispositions de la France, on jugeait bien qu'il réussirait, mais on ne croyait pas que cela serait si prompt; je répondis que je ne vous écrirais pas; on me pria d'en parler à M. Boutiaguine, je le fis.

' Fouc.hé ? Caiilaincourt ? Les deux peut-être.

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11 jne (lit que je devais vous écrire moi-même, puisque j'en étais chargée ; je le fis, voilà tout mon tort. Je n'en savais pas davantage et, depuis, j'appris que c'étaient les troupes du comte d'Erlon qui voulaient venir sur Paris. On dit peut-être à l'empereur Napoléon que c'était pour le servir, je l'ignore, car on ne m'avait donné aucun détail et je ne désirais même rien savoir; comme un enfant, j'écrivais à mon frère ce que je présumais et comme on me le disait. Je ne doutais pas de l'arrivée de l'empereur Napoléon, en connaissant le mécontentement général ; je ne suis nullement politique, je n'ai pas l'idée qu'on puisse ouvrir une lettre; la o-uerre avec vous me semblait un malheur affreux, mais si, répétant tout à mon frère, il a pu penser que je m'occupais de politique, je pardonne à tout le monde de l'avoir cru puisque mon frère a pu le penser. »

De cet extraordinaire bavardage féminin, plus habile qu'il ne semble en sa loquacité d'improvisation, résultent tout de même deux faits : l'un que Hortense écrivait à son frère des lettres spontanées, l'autre qu'elle a écrit à Alexandre sous la pression de « personnes sages et qu'il connaissait bien » une lettre ayant pour objet que l'empereur Alexandre « empêchât l'Empereur d'arriver et de reprendre la couronne sans conditions». L'inconscience avec laquelle Hortense envisage cette immixtion de l'Étranger dans les affaires de France, l'inconscience avec laquelle « des personnes

sages » la disposent à cette démarche, montrent assez comme était médiocre et peu assuré, même chez des enfants de la Révolution, le sentiment national. Mais il n'en est pas moins certain que Hortense se prêta à la faire, et contre l'Empereur son bienfaiteur et son père adoptif. C'est là une de ces intrigues à la douzaine où, juste à ce moment, partisans de la régence, de la République et de l'Empire se débattent sourdement, les partisans de la régence attendant tout de l'Etranger et poursuivant le rêve d'une entente avec l'Autriche et peut-être, grâce à Hortense, avec la Russie.

Cependant, trahis sur tous les points par leur police, les Bourbons — ou ce qui les entourait — tentaient sur le tard de se défendre et Hortense n'avait point eu si tort de prendre ses précautions, et de mettre à l'abri les neveux de l'Empereur, car, le 8, — une dépêche du chargé d'affaires de Russie le prouve, — la Cour avait résolu un coup de force. On avait dressé une liste de suspects à arrêter sur-le-champ : Flahaut figurait à la tête avec Savary, Fouché, Maret, Sébastiani, Davout, Lavallette, Exelmans, quantité d'autres. On ne disait pas encore la reine. Par surcroît, ce jour-là même, le jugement lui enlevant son fils était rendu et elle avait encore à subir les prophéties épistolaires de M"'" de Krudner : « La terrible crise s'avance ; la France va être châtiée. Si le jugement a été retardé, c'est à l'ange qu'on le

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