‹ Napoleon et sa famille (volume 4)Chapitre 28 sur 106 · HORTENSE. — NAPOLÉON A M AL MAISON · texte numérisé non relu

HORTENSE. — NAPOLÉON A M AL MAISON

regrets, peut-être les remords, il se sentait là plus qu'ailleurs imprégné d'elle. Moins de cin(j ans s'étaient écoulés depuis le divorce et, depuis lors, tout avait tourné contre lui. Gomment penser que quelque chose de la chance qui avait constamment soutenu son génie n'avait point déserté avec cette femme ? Comment ne pas remémorer cette ascension dans la gloire où, depuis la rentrée d'Egypte, chaque incident se rattachait, en ces beaux lieux, à quelque monument, quelque fabrique, quelque achat de terre ou de château? A chaque tournant d'allée ne s'altendait-il pas à la rencontrer, celle qu'il avait aimée de toute la fougue de sa jeunesse, de toute Timpétuosité de ses sens dont elle lui avait révélé l'étendue, la profondeur et l'acuité? Et celle-là qui l'accompagnait, n'était-ce pas cette enfant à laquelle il s'était d'autant plus attaché qu'il avait été l'artisan involontaire de son malheur conjugal, qu'il se reprochait cette vje manquée, et qu'il voulait racheter par plus d'égards et plus de tendresse ? Hortense était donc de tout et au premier rang; Julie qui l'eût primée ne paraissait que contrainte et forcée ; en l'absence de l'Impératrice, Hortense régnait, tenait la cour, eût presque semblé être Joséphine. De plus, mère des héritiers présomptifs, n'admettant point qu'on les rejette au second rang, que qui que ce soit hormis le Prince impérial put leur être préféré.

Mais tout comme, durant la Restauration, elle manœuvrait pour conserver son salon ouvert à

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