XI
tout le monde, et y réunir Wellington et Pozzo à ^laret et à Lavallette ; tout comme, elle se posait alors en indépendante, qui n'était d'aucun parti et faisait bonne mine à chacun, elle s'efforçait à rester en contact, sinon en intimité, avec les personnages royalistes qu'elle connaissait et sur qui elle comptait : en particulier M""^ du Cayla et M. Sosthène de La Rochefoucauld. Celui-ci, ayant accompagné à Bordeaux le duc et la duchesse d'Angouléme. était revenu vers Lyon porteur de leurs dépêches pour Monsieur ; ayant appris en route l'entrée de l'Empereur à Lyon, il avait vainement tenté de provoquer la guerre civile : et il avait rejoint les princes à Gand. Il était au nombre des quelques individus exceptés de l'amnistie qu'avait prononcée le décret du 12 mars, « qui devaient être traduits devant les tribunaux pour y être jugés conformément aux lois et subir en cas de condamnation les peines portées au Gode pénal. » Or c'était de M. de La Rochefoucauld que la reine mendiait l'absolution. Elle accablait de ses missives et de ses billets M"*^ du Gayla, qui, à la fin, lui faisait l'aumône de ses visites, recevait d'elle, avec ses plaintes et ses doléances, des confidences qu'elle s'empressait de transmettre à Gand. « Elle dit que sa plus grande peine est notre doute sur elle, écrit jVP^ du Cayla ; elle espérait que nous la connaissions, elle dit que nos doutes détruisent la confiance que nous devrions avoir en elle ; que rien ne l'étonné et ne l'afnige davantage. » Et la voici