‹ Napoleon et sa famille (volume 4)Chapitre 37 sur 106 · XI · texte numérisé non relu

XI

Paris ; M. le baron n'en avait point tenu compte : il réclamait son inventaire et tôt et vite. Il n'eut point le temps d'en être muni, mais c'est que l'Empereur y pourvut.

Quant à Fesch, il n'avait pu naturellement recevoir ni sa nomination d'ambassadeur extraordinaire à Rome, ni la lettre adressée par Napoléon au pape, ni les instructions que l'Empereur avait inspirées, puisque tous ces papiers, remis au père Maurice qui devait les porter à Rome, avaient été brûlés par Lucien à Versoix le 12 avril. Ce ne fut que bien plus tard, le 21 avril, qu'il reçut à Naples des duplicata. Il était dans l'impuissance absolue pour exécuter quoi que ce fut de ses instructions. Il ne pouvait penser à traiter avec le Saint-Siège et, en vérité, les questions sur lesquelles l'Empereur faisait des concessions n'étaient guère actuelles : assurément, on devait trouver excellent qu'il « n'eut plus aucune vue sur le temporel de Piome » et qu'il s'en tint à la bulle de Savone, qu'il voulût s'abstenir pour le moment de s'occuper d'affaires ecclésiastiques, mais il n'en réclamait pas moins l'institution canonique pour les évoques « qu'il avait nommés avant son départ » — c'est ainsi qu'on appelait la première abdication — il n'en était pas moins fort sur les vicaires capitulaires et contre les Jésuites. D'ailleurs, Fesch accrédité, en même temps, près du pape et près du roi Joachim — jusqu'au moment oîi serait arrivé le ministre destiné à la cour de Naples — devait être rendu à Paris

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