‹ Napoleon et sa famille (volume 4)Chapitre 65 sur 106 · MURAT. — DERNIERS COMBATS · texte numérisé non relu

MURAT. — DERNIERS COMBATS

ceiirs : soit qu'on redoute son prestige, soit qu'on ait encore, à Vienne, des illusions sur ses talents militaires et sur la force de son armée, Metternich, à ce moment môme, pense à faire ouvrir des négociations par Neipperg : ce n'est pas qu'il s'agisse de laisser à Murât le royaume de Naples, puisque l'Autriche vient de signer avec la cour de Palerme un traité qui lui assure la domination dans l'Italie méridionale, l'occupation par ses troupes du royaume, et le paiement de vingt-cinq millions, sans compter l'entretien de ses soldats, mais sans doute est-il question d'une compensation en argent ou peut-être même en territoire. Seulement, lorsque la lettre de Metternich arrivera à destination, il n'y aura plus d'armée napolitaine.

La retraite continue. Mal ou point gardée, la division Carascosa, surprise durant la nuit à Pesaro, se disperse sous l'attaque de deux pelotons de hussards, perd 200 prisonniers : la désorganisation est complète. Le 29 au soir, Murât entre à Ancône. 11 s'était décidé à risquer le tout pour le tout, à livrer une bataille qui déciderait de son trône et peut-être de sa vie, car il n'entendait pas s'y ménager. 11 engagea la lutte avec une armée singulièrement réduite : i4 à iS.ooo fantassins, et environ 2.000 chevaux ; dans la journée du 3 mai il fut rejoint par sa garde: 7.000 fantassins et i .5oo chevaux. Les Autrichiens avaient 12.000 hommes d'infanterie et 1 .600 chevaux. Toutes les fautes furent commises par les généraux de Murât, d'Aguino, Pignatelli et

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