‹ Napoleon et sa famille (volume 4)Chapitre 77 sur 106 · MURAT. — LETTRE A FOUCHÉ · texte numérisé non relu

MURAT. — LETTRE A FOUCHÉ

que je suis libre de ni'établir dans le Daupliiné, le Lyonnais ou ailleurs, tandis que le duc de Vicence me fait signifier par M. Baudus que l'intention formelle de l'Empereur est que je prenne une maison agréable entre Sisteron et Grenoble. Comme rien ne justifie la mission de M. Baudus près de moi et que je dois bien plutôt croire que je me conforme aux intentions du Gouvernement français en suivant l'avis que vous me donnez dans votre lettre, je vais partir après-demain pour m'acheminer vers lès environs de Lyon. » Et il exprime le désir que le duc d'Otrante prenne les ordres de l'Empereur, sur sa retraite définitive à trente lieues de Paris. « Vous ne devez pas craindre, dit-il, de me faire connaître ses intentions quelles qu'elles soient. Au mépris d'une convention de la reine régente avec les Anglais, en vertu de laquelle elle et mes enfants devaient être transportés en France, ma famille vient d'être envoyée prisonnière de guerre en Autriche. Ce nouveau malheur serait seul capable de m'accabler; mais la perte de mon royaume, mais la captivité de ma famille ne sont rien auprès de la douleur que m'a fait éprouver l'accueil que j'ai reçu de l'Empereur en rentrant en France. 11 est inouï et il ne sera certainement pas facile de faire comprendre aux Français et à leurs ennemis que Napoléon ait pu priver de l'honneur de combattre pour la France en danger un prince qui vient de perdre pour elle son trône et sa famille. »

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