‹ Napoleon et sa famille (volume 4)Chapitre 89 sur 106 · LKMPKRKUR ET LA CHAMBRE · texte numérisé non relu

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l'excès du travail (|iii l'empêche, furiine sorte d'atonie. 11 lui faut un eirort ([ui lui coûte pour sorlirson esprit de cette somnolence, pt)ur donner à son corps l'exercice dont il a un si pressant besoin.

Ce n'est pas tout encore : Dès (ju'on est entré dans cette voie parlementaire qui doit si sûrement conduire à l'abime, il faut, mal ([ue bien, organiser cette machine, satisfaire les ambitions et les convoitises, récompenser les services, provoquer les dévouements. La Chambre des représentants est élue ; elle s'est réunie, avant même que l'Empereur ait lait solennellement l'ouverture de la session ; elle a vérifié, le 3 juin, les pouvoirs de ses membres ; elle a élu son bureau et, dès lors, elle a montré ce qu'elle entendaitêtre : « anti-bourbonienne, défiante de l'Empereur, ennemie de la Cour, bourgeoise, un peu démocrate». Il semblait qu'on fût retourné de vingt-six ans en arrière, à 89, tout au plus à 91. C'était, avec autant de sottise, d'inexpérience et de présomption, une égale hostilité soupçonneuse contre l'exécutif et un pareil goût de l'attaquer. L'ennemi, ce n'était ni les Anglais, ni les Prussiens, mais l'Empereur.

Il fallait avant tout qu'il ne s'avisât point de prendre des avantages sur les représentants du peuple; il fallait qu'il cédât devant eux. Pour bien marquer de quels sentiments ils étaient animés, ils avaient, pour la présidence, balancé entre La Fayette et Lanjuinais et, s'ils avaient donné la préférence à Lanjuinais, c'était que, comme sénateur,

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il avait en toute occasion témoigné son opposition au chef de FEtat, et que, dès le 28 mai's 1814, il s'était associé à quelques-uns de ses collègues pour conspirer la chute de l'Empereur. Il avait été de l'assemblée tenue chez Lambrechts, le 29; de celle tenue le 3o, au palais même du Sénat, par les membres « de cette minorité qui avait voulu, qui voulait avant tout, a-t-il écrit, comme unique moyen de bonheur national, la liberté par la monarchie constitutionnelle et représentative ». Et ils la voulaient si fort, en effet, qu'ils n'avaient point hésité à y sacrifier l'indépendance et l'honneur national et à recevoir un roi constitutionnel des mains de l'autocrate victorieux.

L'Empereur était si bien déterminé à exercer constitutionnellementson autorité que, dansl'entretien — on ne saurait dire l'audience — où il appela M. Lanjuinais, il brusqua par une embrassade une situation intolérable, ce qui permit à cet honnête et terrible sot de dire en prenant possession du fauteuil : « Vous me verrez uni à l'Empereur et tout dévoué à la patrie, à la justice, à la liberté, à la prospérité de la France, à son indépendance, à la paix du monde et au bonheur du genre humain. » Il n'y avait qu'un million d'ennemis en armes sur nos frontières et le moment était à souhait pour de telles déclarations.

Lanjuinais était complété par les quatre viceprésidents ; Flangergues, ancien sous-préfet, puis député au Corps législatif, qui ne devait sa noto-

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