‹ Napoleon et sa famille (volume 4)Chapitre 91 sur 106 · XI · texte numérisé non relu

XI

3o6 NAPOLEON ET SA FAMILLE

pereur n'admit point la nomination de Sahla : quant au décret préparé pour les autres, il le rectifia de la façon suivante : après le premier paragraphe : « Les sieurs Phuld, Berger et Gail, colonels westphaliens sont admis au service de France », l'Empereur raya: « Ils serviront comme aides de camp du prince Jérôme » et il écrivit « Ils seront employés dans la ligne. »

L'on ne saurait affirmer toutefois qu'ils ne suivirent point Jérôme durant sa courte campagne, d'autant plus courte que cette discussion, vraisemblablement, l'avait empêché de partir à la date fixée par l'Empereur. En le désignant, le 3, pour être « employé à l'armée comme lieutenant général )) et « prendre le commandement de la 6^ division sous les ordres du général Reille », l'Empereur avait enjoint au ministre de la Guerre de lui donner ordre de partir immédiatement. « 11 doit s'y rendre de suite », insistait-il. Le 5, Jérôme, en même temps qu'il annonçait au ministre que l'Empereur l'avait nommé au commandement de la

' D'après les Mémoires du roi Jérôme, YII, 48, son état-major particulier aurait été composé « du général WolfT, premier aide de camp, du colonel de Gail, du lieutenant-colonel Hamel, du capitaine de Yatry, des colonels Pfuhld et Berger » : ces deux derniers ayant attendu à Paris des ordres de service, ne rejoignirent le roi qu'au milieu de la retraite. Il n'y a point de doute que Wolff fut nommé. Il se défendit plus tard d'avoir accepté, mais il avait rejoint. Hamel est l'écuyer autorisé par TEmpereur ; quant à Gail, il faut croire qu'il fit grande diligence pour rejoindre son maître à Paris, car on le trouve à Vienne le 24 avril, les 2 et 7 mai.

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