JEROME. — PRÉPARATIFS POUR LA CAMPAGNE 2S
D'abord, c'est le 15 mars que l'armée westplialienne devra se mettre en mouvement. Elle occupera Halle et le pays de Dessau pour passer l'Elbe au pont de Dessau. Elle laissera Brunswick et Magdeburg aux troupes françaises : néanmoins, Magdeburg- devant être rais en état de défense, ce sera la Westphalie qui paiera les réparations, améliorations et démolitions : il en coûtera deux millions que dépensera le Génie français ; les autorités civiles westphaliennes n'ayant rien à y voir, le prince d'Eckmûhl ordonne qu'elles quittent la ville. Jérôme ne proteste pas. Il est occupé à vanter l'excellent esprit de ses troupes, leur beauté, leur nombre. Il passera l'Elbe avec dixhuit bataillons de huit cents hommes et 2 800 chevaux ; de plus, il a à Danlzick, 3 460 hommes ; c'est une armée redoutable. « Si, comme Votre Majesté me l'a fait espérer, écrit-il le 23 février, j'ai un corps de Français de vingt à vingt-cinq mille hommes, je crois, que j'aurai lieu de vous convaincre que je suis digne de vous appartenir. » Il se prête à tout; de lui-même, il demande Vandamme pour commander son armée, et Yandamme, malgré les fâcheux souvenirs qu'il a gardés de sa campagne en Silésie sous les ordres du prince, obéit aux ordres qu'il reçoit de se mettre à la disposition du roi; pour ses divisions, l'Empereur lui impose Tharreau, au lieu de Ghabert auquel il tenait; il lui choisira « un général de brigade capable » pour chef d'état-major; — après réflexion, il trouvera un brigadier trop médiocre, et nommera un divisionnaire, le comte Marchand, qui est du premier rang de ses