‹ Napoleon et sa famille (volume 5)Chapitre 137 sur 213 · VII · texte numérisé non relu

VII

neur avez toujours été mes seuls guides. Actuellement, il dépend de Votre Majesté d'achever de me perdre ou de me sauver, puisque, ayant remis le commandement depuis trois jours, ayant fait avec ma garde des marches rétrogrades et annoncé que Votre Majesté m'appelait sur un autre point, je ne puis retourner. Yotre Majesté pourrait, la retraite du prince Bagration s'effectuant sur Mozouir, me donner un commandement sur les côtes en cas de descente des Anglais et de mouvement dans celte partie, ou enfin toute autre destination qu'il lui plaira. J'espère que, dans une circonstance comme celle-ci, d'où dépend le sort de toute ma vie, elle ne m'abandonnera pas. m

L'Empereur ne peut croire que Jérôme, sur la lettre qu'il lui a écrite le 16, ne soit pas revenu de son coup de tête, n'ait pas repris son commandement, car, le 18 et le 20, il lui adresse trois dépèches de service. Davout, de son côté, a compris en recevant la réponse du roi en date du 14, qu'il avait été maladroit et blessant et qu'il s'était trop pressé ; il a tenté l'impossible pour le faire revenir : « La manière, luia-til écrit le 15 à quatre heures de l'après-midi, dont Votre Majesté prend les ordres de l'Empereur compromet essentiellement son service. Gomment Votre Majesté veut-elle que je donne des ordres à si grande distance lorsque mes communications sont si longues et si incertaines?... Je conjure Votre Majesté, pour le service de son auguste frère, Sa Majesté Impériale et Royale, mon auguste maître, de continuer à diriger ses quatre corps d'armée » et, entrant dans tous les détails.

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