‹ Napoleon et sa famille (volume 5)Chapitre 53 sur 213 · JEROME. - SES OCCUPATIONS · texte numérisé non relu

JEROME. - SES OCCUPATIONS

à sept perles et bannière de sinople; les chevaliers, cercle sans perles et deux épées en sautoir. Quand le roi a fini avec le blason, il apprend son rôle dans les Etourdis, que la troupe royale jouera au naturel ; mais, dans cette troupe, Jérôme n'est point sans distinguer quelqu'un; car, pour une parure qu'il achète 200 000 francs du joaillier Bapst, il vend cent cinquante actions de la Banque de France qu'il a mises sous le nom du comte de Furstenstein.

L'Empereur parcourt les départements du Rhin : Jérôme se trouverait fort honoré de recevoir sa visite, ou, tout au moins, d'aller lui présenter ses hommages, mais, de Dusseldorf, au lieu d'une invitation, c'est une mercuriale qu'il reçoit. On a dit à Napoléon que son frère a donné des chevaux au prince royal de Suède : « Je désire, écrit l'Empereur que vous contremandiez l'envoi de ces chevaux. La Suède se comporte mal et, d'un moment à l'autre, il est possible que nous soyons en guerre. Ces présents ne sont donc pas convenables dans cet état de choses. Vous ne savez pas à quel homme vous faites des présents. D'ailleurs, l'envoi de chevaux a toujours passé pour un hommage. Rien ne peut me déplaire davantage que cet envoi de chevaux. » Jérôme n'a pas grand peine à remettre au point des faits que les malintentionnés du grand-duché de Berg ont singulièrement grossis : Bernadotte, lorsqu'il a passé à Cassel, a accompagné le roi à une revue et a monté deux chevaux de son rang qui ont paru lui convenir. Il en a fait l'éloge, ajoutant qu'il n'en avait pas encore et

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