VII
n'était point le frère du gouvernant d'alors!!... » Il s'en prend à tout le monde et n'épargne personne : « Il me semble, écrira-t-il encore, que, si ma sœur et maman avaient voulu, elles auraient bien trouvé moyen de m'envoyer mon aide de camp. Je ne puis concevoir une cruauté si grande et si inutile. » Ainsi, le refus de Bylandt ne compte pas, et dùl-on l'amener à Gratz de brigade en brigade, ce n'est que près de Louis que Bylandt se trouverait virtuellement libre.
Désormais Louis déplore en prose et en vers la Solitude à laquelle il est condamné :
Séduisant horizon, paysage enchanteur, J'admire sa beauté parfaite !
Mais cache ton éclat, cache ceiair de fêle ! Quand tous les maux brûlent mon cœuri
« Je suis actuellement comme un vrai hermite, absolument seul », écrit-il. Gela lui fait un thème. Pourtant, en mai, il a près de lui « un voyageur qu'il a retenu », et qu'il « laisse libre » en juin. « J'avais un Hollandais près de moi, écrit-il le 23; je le renvoie; on peut donc être content; je suis absolument seul. » Là-dessus, la famille s'émeut, recherche les hommes qui ont pu avoir quelque part à sa confiance et suggère leurs noms à Decazes. Bréatte, l'ancien bibliothécaire du roi, s'offre d'abord : « Qu'il me laisse tranquille. Dites-le lui; vous m'obligerez, répond Louis ». Ensuite, Ducoudray, son ancien secrétaire. « Dites-lui de ne pas venir comme il m'en menace dans sa lettre, écrit Louis le 12 septembre. Je considérerais comme espions tous ceux qui viendraient