VII
de la Police à Rome, s'empresse d'indiquer les dépositaires, car il n'a d'autre idée, après ses aventures, que de retrouver sa place au Trésor, etNorvins, ainsi armé, fait déballer les tableaux que Fliumidité gâterait. C'est ainsi qu'en octobre 1811, la comtesse d'Albany a pu admirer les Carrache que Lucien a achetés des Giusliniani, le Massacre des Innocents an Poussin, la Bacchanale de Rubens, les Jordaens, les Vernet, une centaine de beaux tableaux. Il reste à Lucien, en dehorsdes tableaux qui, en cent caisses, ont été envoyés à Naples et confiés à Caroline, ceux de petite dimension qu'il a emportés, entre autres les Raphaël, le Sommeil de JésnSfia. Madone aux Candélabres et le portrait du Fattore, mais qu'est cela près de la grande spéculalion qu'il s'était promise? En vue de celte vente, il avait chargé sur Y Hercule les cuivres gravés d'après ses tableaux et ses marbres par Fontana, Pislrucci, Folo, Petrini, Carattoni, Testa, Banzo, etc. ; il avait fait tirer les gravures à Londres et avait fait luxueusement imprimer un texte sous le litre de : Choix de (jravures à r eau-forte claiirès les peintures originales et les marbres de la galerie de Lucien Bo7iaparte. Il fallait renoncer à ce qui était à Rome et il ne restait d'espoir que du côté de Naples, où se trouvaient entreposés outre les tableaux et les bronzes, deux coffrets de bijoux appartenant à Madame Lucien.
Restait Paris et Madame : mais les communications étaient singulièrement difficiles; ne recevant rien de sa mère, malgré qu'il lui eût écrit plusieurs fois, Lucien s'adressa à la grande-duchesse de Bade, Stéphanie