‹ Napoleon et sa famille (volume 5)Chapitre 95 sur 213 · CAROLINE. — ULTIMATUM DU DUC DE BASSANO · texte numérisé non relu

CAROLINE. — ULTIMATUM DU DUC DE BASSANO

tournent aune sensualité qui étonne, à moins qu'elles ne s'efTondrent en une servilité qui révolte, lorsqu'on pense au double jeu et aux défections prochaines : « Votre Majesté m'avait ordonné de ne plus lui parler d'affaires dans ma correspondance, mais habitué à ne correspondre qu'avec elle, lors même que je n'étais que son aide de camp et l'un de ses généraux, mon cœur ne saurait se faire à une privation aussi sensible, à celle de pouvoir dire à Votre Majesté ce que je ne saurais jamais écrire à ses ministres. Qu'elle daigne pardonner cette fierté; je l'ai puisée dans les bontés de Votre Majesté, bontés que je n'ai jamais mérité de perdre. » Napoléon, cependant, par une notification solennelle qu^adresse directement, le 30 décembre, le duc de Bassano au marquis de Gallo, a prétendu, en ce qui concerne le royaume d^; Naples, établir juridiquement les bases qui le rattachent au Grand Empire, de façon à prévenir le retour aes veilléités d'indépendance qu'il est obligé de combattre depuis deux années. Il n'y a, a-t-il dit, quant aux relations avec la France, nulle similitude entre l'ancienne dynastie qui occupait le trône de Naples et la nouvelle. « La maison de Naples qui reconnaissait le pape pour suzerain, ne relevait point du trône de France, qui n'était point celui de Gharlemagne. » Son expulsion a coûté soixante millions et vingt mille hommes à la France. Celle-ci « en plaçant à Naples un dignitaire de l'Empire, a entendu créer un roi qui ne cesserait pas d'être Français », qui, en qualité de grand feudataire, serait héréditairement grand amiral de l'Em-

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