‹ Napoleon et sa familleChapitre 113 sur 168 · II · texte numérisé non relu

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avait d'abord deslino, mais l'étrange existence qu'il a menée en l'an X et lu naissance de Napoléon-Cliarlcs ont forcément modilié les idées du Premier Consul. D'ailleurs, si rexpérience d'une année n'avait point été suffisante pour montrer le déséquilibre de Louis, sa vie, durant l'an XI, aurait convaincu les j)lus incrédules.

Revenu jnsle à temps pour les couches de sa femme, il a consenti à s'installer dans la cliarniantc maison Dervieux, et une sorte de rcconcilialion très brève en est résnilée : mais bientôt il a repris sa vie à pari, à un ét.ii:e dilTérent, et n'est resté qu'à condition de voir sa r< mine le moins possible. 11 fié |iiente les cours scienliliqnes et s'y propose aux expériences : à un cours d'éledriiilé du citoyen Charles, il se précipite avant le président de la Société galvanique « pour recevoir sans émotion une commotion qui faisait pâlir les meilleurs électriciens et étonne toute l'assemblée ». Pour le métier militaire, il ne s'en occupe point : il ne vient pas un jour à Joigny, où est son régimeni, durant ces mois de brumaire et frimaire (octubre-novembre-décembre 1802.) A la fin de frimaire et en nivôse (janvier 1803), il suit un traitement pour ses rhumatismes. Quel trailement? Il en essaya d'étranges, comme les bains de tripes et le port de chemises salies par les galeux ; celui-ci est au moins sévère : « Depuis un mois, écrit-il à Mésangère le 24 nivôse (14 janvier), je ne passe pas la porte de ma chambre par ordre de Corvisart... il faut que je fasse tous mes efforts pour me guérir et comme ce

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