‹ Napoleon et sa familleChapitre 120 sur 168 · SENTIMENTS DE JOSEPH 3G · texte numérisé non relu

SENTIMENTS DE JOSEPH 3G

lait, à cette hérédité défectueuse qui introduirait un héritier adoptif, au lieu d'un héritier du sang, donnerait la régence à Joseph si cet enfant adoptif était appelé au trône avant sa majorité et, s'il mourait, appellerait Joseph lui-môme à l'hérédité ». Ce n'était que par une concession singulière que Rœderei s'écartait de l'hérédité pure et simple, « la seule chose qui convînt réellement à la France, la seule qui s'accommodât à nos mœurs, à nos usages ; la seule qui n'excédât point la mesure du pouvoir qu'avaient autrefois les rois ». Il négligeait, à la vérité, d'établir sur quels principes, d'après quel code monarchique, au moyen de quelle sophistication du droit électif, il préconisait cette hérédité collatérale remontante.

Toutefois, 011 il était bien inspiré, c'était lorsqu'il conseillait à Joseph d'accepter l'hérédité sous quelque forme qu'elle se présentât et de ne point recourir personnellement à l'élection — non pas que, si réiection avait lieu sans brigue, Joseph ne dût être assuré du résultat, mais comme il aurait méconnu les volontés (le Napoléon, « l'influence de la vie entière du Premier Consul serait tournée, disait-il, contre une espérance qui vous aurait rendu contraire à ses désirs. Prenez sans délai, concluait-il, toute place, toute fonction, toute autorité qui fait voir en vous le suppléant du Premier Consul s'il nous était enlevé par un événement malheureux, voilà le point capital ».

La discussion, qui s'engagea au Conseil d'Etat le do (5 avril) et les jours suivants, fut purement Ihéo-

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