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L'EMPIRE ET LE SACRE

BRUMAIRE AN XII. — FRIMAIRE AN XIII (Novembre i803. — Décembre 1S04.)

Les femmes. — Que faire pour elles? — Elisa. — Sa fortune. — Bacciochi, colonel. — Fontanes. — Chateaubriand. — Ce qu'est Fontanes. — Taclique d'EIisa. — Caroline. — Tactique différente. — Ambitions du ménage. — Indiscrétions de Mu rat. — But poursuivi. — Point de titres pour les sœurs. — Scènes de Saint-Cloud. — Napoléon cède. — Bacciochi sénateur. — Paulelte. — Sa vie depuis son départ de Paris. — Florence. — Rome. — Effet admirable d'abord. — Désir de retour à Paris. — Rapports de Fesch. — Lettres sévèi'es du Premier Consul. — Arrivée de M"^^ Bonaparte à Rome.

— Son voyage depuis la frontière. — Accueil lait par le Pape.

— Lettre de Pie VII à Napoléon. — Réponse. — Arrivée de Lucien. — Effet du sénatus-consulte sur la colonie Bonaparte à Rome. — Lucien à Frascati. — Paulette à Rome, à Florence, aux bains de Lucques. — Elle est rejointe par sa mère.

— Prétentions de celle-ci. — Ses demandes. — Lettre de Fesch. — Règlement du titre de M'"° Bonaparte. — Son traitement. — Les princesses à Lucques. — Les bals. — Mort de Dermide. — Paulette obtient de rentrer à Paris. — Madame rentre à Rome. — Mort de M'"<= Clary. — Hésitations pour le départ. — Explications. — Joséphine en parallèle avec la famille. — Le divorce. — Josépliine sera sacrée. — Habileté de Joséphine. — Mariage religieux. — Les Bcauharnais. — Eugène. — llorlense. — Jalousie de Louis. — Boutés de Napoléon. — L'hôtel Saint-Julien. — Saint-Leu. — Dé-

part de Louis pour Plombières. — Puis, Turin. — Indifférence politique de Louis. — Joseph. — Bernadotte. — Fonctions du Grand électeur. — Mécontentement de Joseph. — Refus des titres constitutionnels. — Omission du protocole. — Lettres aux sénateurs. — Réception officielle. — Discours. — Maison de Joseph et de Julie. — La guerre ouverte. — Première rencontre. — Recensement des votes sur l'hérédité. — Rapport de Roederer. — Conversation de l'Empereur. — Nouvelle bataille. — Explication décisive. — Joseph se soumet. — Préparatifs du sacre. — Hortense. — Ses couches. — Naissance de Napoléon-Louis. — Maison d'Hortense. — Maison d'Elisa. — Maison de Paulette. — Maison de Caroline. — Le Sacre.

Tant mal que bien, cette redoutable question d'hérédité est donc enfin réglée, au moins en apparence et de façon à faire illusion au vulgaire : des quatre frères, deux exclus, deux blessés au vif quoique institués ; l'adoption suspendue sur leur tête comme une épée de Damoclès et leurs droits constamment mis en échec par l'éventualité d'une désignation ; rien, en réalité? de définitif parce que la volonté et la suite ont manqué à Napoléon : mais, enfin, c'est fait. Peut-on penser qu'à présent il soit quitte ? Non pas, car après les hommes, il y a les femmes.

Napoléon a paru compter que , avec un grand état de maison, beaucoup d'argent, l'élévation de leurs maris parmi les grands de l'Etat, ses sœurs se contenteraient et que sa mère, qui jusque-là semblait avoir borné son ambition à conserver la première place dans la famille sans prétendre à des honneurs extérieurs, se tiendrait satisfaite de respects domestiques et d'un traitement considérable. A la rigueur, il pouvait entraîner ses frères à sa suite : il était assez

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