II
7 d'AUesse impériale. Les sœurs de V Empereur portent le même titre » .
Restait à régler la situation de Bacciochi et de Murât : ils eurent quelque temps le désagrément de ne point entrer dans le salon de famille à la suite de leurs femmes; mais cet échec n'était sensible que pour Murât, Bacciochi étant absent. Celui-ci, qui n'avait été de rien, ne pouvait guère être maintenu simple colonel ; c'eût été une risée générale si on l'avait nommé général et tout devait porter à l'enlever de ce malheureux régiment, qui, malgré Élisa on peut-être à cause d'elle, s'en allait à la dérive. L'Empereur imagina de le faire nommer sénateur et pour le rendre habile à ces hautes fonctions, il l'envoya présider le collège électoral des Ardennes, vu le séjour qu'avait fait le 26'' à Sedan où il avait encore son troisième bataillon. « M. le colonel de Bacciochi, beau-frère de l'Empereur, » arriva donc à Sedan oii se tenait le collège, le d5 messidor (4 juillet). Il y eut réception par les autorités, garde d'honneur, salves d'artillerie, acclamations, illumination générale, et, le 25 (14), après avoir distribué quelques secours au bureau de bienfaisance et avoir visité quelques manufactures, ce Bacciochi fut, comme de juste, élu candidat au Sénat conservateur. On n'attendit point que sa nomination fût définitive pour le rayer des contrôles de l'armée.
Ce n'était point là tout : aux nouvelles princesses ne pouvaient suffire les pensions réglées au commencement de l'an XII : M'"" Murât avait 60.000 francs,