‹ Napoleon et sa familleChapitre 159 sur 168 · HORTENSE. — SA MAISON · texte numérisé non relu

HORTENSE. — SA MAISON

tense a formé, à Croissy et à Paris, des liens inoubliables : ils sont toute sa jeunesse.

De même est-elle, d'enfance, en relation avec M. de Gaulaincourt, nommé premier écuyer. C'est le frère cadet du Grand écuyer de France, le fils de M. de Gaulaincourt, sénateur, ancien et fidèle ami de Joséphine, dont la femme, née de Barandier de la Chaussée d'Eu, succédera à M™® de Yiry, M. Desprez, le secrétaire des commandements est l'ami intime et le collaborateur de Deschamps, le secrétaire des commandements de l'Impératrice que Joséphine a connu à Fontainebleau oii il était employé près de M. de Montmorin. Enfin, saufDalichouxSenegra, l'intendant, lié avec Louis dès Valence et ayant quitté pour cette place un grand commerce qu'il avait à Toulouse, tout est à Hortense et, lorsqu'elle a, par surcroît, appelé près d'elle comme lectrice son amie de pension, M"" Cochelet, qu'elle a de plus, comme dames pour accompagner, M"^ Darjuzon, la femme du premier chambellan et M™® de Broc, née Auguié, sœur de la maréchale Ney et nièce de M""^ Campan, sa maison prend un air d'intimité familière qui manque sans doute un peu de dignité et qui parfois n'est point du meilleur ton princier, mais oîi Hortense se trouve à l'aise et oii elle se sent en confiance. Ce n'est point d'ailleurs chez elle une médiocre qualité que cette absence de vanité qui lui fait préférer, pour ses compagnons de vie, des hommes et des femmes qui l'ont connue fort pauvre, fort abandonnée, qui, alors, lui ont rendu des services ou seulement témoigné de

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