‹ Napoleon et sa familleChapitre 53 sur 168 · LA FAMILLE CONSULAIRE · texte numérisé non relu

LA FAMILLE CONSULAIRE

THERMIDOR AN X-THERMIDOR AN XI {Juillet 1802-Juillet 1803.)

La disgrâce de Fouché. — Ses conséquences, apparentes, réelles.

— Règlement des pensions de la famille. — Finances du Premier Consul, en l'an X et l'an XL —Lucien, seul sans traitement.— Son hôtel. — Sa galerie. — Son château du Plessis.

— Lucien-Mécène. — Chateaubriand. — L'Académie française. — Béranger. — Elisa. — Sa vie chez Lucien. — Les I agédies. — Refroidissement en l'an XL — Elisa à Neuilly. — L'hôtel Maurepas. — Fontaneset Chateaubriand. — Bacciochi marguillier. — Joseph. — Son altitude réservée. — Grossesse de Julie. — Naissance de Charlotte. — Joseph élu â l'Institut.

— La société. — Madame de Staël. — Bernadotte. — Joseph employé aux négociations. — Scènes violentes avec Napoléon,

— Colères de Joseph. — La scène de Mortefonlaine. — Caroline. — Murât. — Ses voyages à Paris, à Rome, à Naples

— Présents. — Retour à Paris. — Murât à Milan. — Lutte, avec Melzi. — Melzi offre sa démission. — Avertissements sévères de Napoléon. — Rôle conciliateur de Caroline. — Nouveaux essais de Murât. — Leur insuccès. — Il cherche à rentrer en France. — Voyage à Gahors. — Murât gouverneur de Paris. — Intérieur de l'hôtel Thélusson. — Les réceptions. — L'ambition du ménage. — Fésch. — Sa rentrée dans l'Eglise.

— Archevêque de Lyon. — Cardinal. — Demandes d'argent.

— Ambassadeur à Rome. — Caractère et moral de Fesch.

— Chateaubriand secrétaire d'ambassade. — Pensions à des Beauharnais . — M""° Renaudin-Beauharnais-Danès. — Eugène. — Sa carrière militaire. — Colonel des Chasseurs

de la Garde. — Son caractère. — 11 ne demande rien. — La Jonchera. — L'hôtel Villeroy. — Jalousie des Bonaparte.

La fin de l'an X a été marquée par un événemeni qui, après Thérédité établie, a paru aux inattentifi une preuve de l'influence désormais décisive qu'allaient exercer les frères du Consul et qui, étant données les circonstances où il a semblé se produire, était en effet de nature à frapper les esprits.

Joseph et Lucien ont pris séance au Sénat; ils y ont prêté le bizarre serment que la nouvelle Constitution impose*, ils y ont même affecté tout de suite une attitude d'opposition, ont fait rejeter un des sénatusconsultes présentes par le gouvernement : celui relatif au cérémonial et aux honneurs dus par le Sénat aux Consuls lorsqu'ils viendront en présider les séances : députation de deux membres précédée de deux huissiers et de deux messagers d'Etat les recevant et les reconduisant au bas de l'escalier. Ils ont combattu celle disposition comme avilissante puisque les Consuls sont membres du Sénat et elle a été repoussée.

Napoléon non seulement n'a pas eu l'air de s'en émouvoir, mais, le l^"" fru/îtidor (19 août), il a fait à Joseph un présent de 60.000 francs, et, dans ce mois, il a multiplié ses voyages à Morlefontaine au point que c'est après les conversations qu'il y a engagées et après les conseils qu'il y a tenus, qu'il a paru se

' « Je jure d'être fidèle à la Constilulion, d'en suivre constamment l'esprit et les principes quand je serai appelé dans le Sénat à en développer et à en expliquer les dispositions, de défendre toujours les droits du peuple et la stabilité du gouvernement. »

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