‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 30 sur 69 · XXXVI DESAIX · texte numérisé non relu

XXXVI DESAIX

halle dans une opération du passage du Rhin, à Diersheim. C'était à qui le soignerait, le gâterait. (( J'ai beaucoup de visites, écrit-il à sa sœur à cette époque, et quelquefois des darnes très aimables. J'ai mangé au moins cinquante pots confitures »

A ce moment, les lauriers de l'armée d'Italie éclipsaient ceux de l'armée du Rhin. Le nom de Bonaparte était dans toutes les bouches. Desaix voulut connaître l'homme qui faisait de si grandes choses, (( Je suis persuadé, dit-il à Saint-Cyr, que Moreau ne fera jamais rien de grand; tandis que l'autre est fait pour jeter un tel éclat, acquérir une gloire si immense qu'il en rejaillira forcément sur ses lieutenants »

// se fît donner une mission pour l'Italie, et rejoignit Napoléon quelques semaines avant la négociation de Campo-Formio. Il fut accueilli à bras ouverts, et s'attacha définitivement à la fortune de Napoléon.

Il le suivit comme divisionnaire en Egypte, se couvrit de gloire à la bataille des Pyramides, puis dans la moyenne et dans la haute Egypte qu'il

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