BESSIÈRES
bi)iité était proverbiale. Aussi obtenait-il tout ce qu'il voulait de ses soldats, et a-t-il beaucoup rontribué à faire de la garde cette troupe d'élite incomparable. »...
« Lui et sa femme inspiraient le respect à tous », dit-elle encore. — Bessières avait épousé une jeune fille de son pays, Mlle Lapeyrière, très belle, douce, charmante. — c( Ce n'est })as seulement comme soldat qu'il était remarquable, c'est comme citoyen vertueux, comme ami fidèle, comme sujet dévoué. Il était ce qu'on appelle sans aucune fiction un honnête homme : ce mot comprend tous les éloges.... Rien n'était comparable à sa franchise, à son extrême naturel dans .ses manières, à son inépuisable bonté. Il avait quelque chose d'antique, à la IMutarque.... »
F-e maréchal Bessières éUiit entré comme cavalier dans la j;arde constitutionnelle, en 171)2 : le Lot, son département, avait eu à désign(;r trois cavaliers pour cette garde; il choisit Bessières et .Murât : l'un di-vint .Maréchal de France, l'autre .Maréchal et Hoi. Voilà un déj>artement qui a la main heureuse.
Bessières ne tarda pas à être envoyé à l'armée des Pyrénées; puis k l'arméi» d'Italie. Il était capitaine de cha.s«eurs à cheval, quand Napoléon vint pn-ndrf b- rnmmandement de retto armée.
ayant auprès de lui Murât, devenu colonel et aide de camp. L'intervention de Murât et quelques actions d'éclat attirèrent l'attention du i^énéral en chef sur Bessières; il lui confia la formation et le commandement de ses guides. Depuis cette époque, Bessières n'a plus cessé d'être à la tête de la garde de Napoléon, général en chef, consul, ou empereur. C'est assez dire dans quelle estime il était tenu.
11 se distingua dans plusieurs combats; après Rivoli, il fut chargé de porter à Paris les drapeaux conquis sur l'ennemi ; accueilli avec enthousiasme, il fut nommé colonel. En Egypte, toujours aux côtés de Napoléon, il fut fait général de brigade, après Saint-Jean-d'Acre.
A Marengo, il se conduisit très vigoureusement à la tète de la cavalerie de la garde consulaire; et au retour de la campagne, dans la triomphale fête du Champ de Mars, c'est lui qui présenta à Paris les drapeaux pris sur l'ennemi dans cette mémorable campagne de 1800.
En 1802, il prit comme général de division le commandement de la garde consulaire. Cette garde avait d'autres chefs nominatifs; mais ce fut en réalité Bessières qui la commandait, qui l'administrait; c'est à lui que cette admirable troupe, qui devint la garde impériale, dut ses