‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 50 sur 69 · BESSIÈRES · texte numérisé non relu

BESSIÈRES

transformations successives et ses éminentes qualités.

Il était à la tête de la garde, comme maréchal d'Knipiro. dans los campaprnes d'Ulm, d'Austerlilz. d'Iéna. Dans la campagne do Pologne, il commandait un corps de cavalerie, composé de la cavalerie de la garde et d'autres régiments; et battait les Prussiens, en montrant la plus grande vigueur, à Bienzun, le 23 décembre 180G. A Eylau, il intervint, vaillamment, brillamment, pour compléter le succès de la fameuse charge de son ami Murât.

A Tilsitt, il lit manœuvrer la garde devant le Tsar, qui le couvrit de compliments, sous les acclamations des soldats.

A II |. ;ii\. il fut envoyé comme ambassadeur l'xtranrdinairo à la cour de Wurtemberg, pour remplir les formalités du mariage du roi Jérôme, le jeune frère de l'Empereur, avec une princesse de Wurtemberg. La duchesse d' A bran tes prétend qu'il avait voulu faire, dans cette occasion, une petite plai.santcrie sur sa situation de « mari pour rire »; et que la princesse allemandes l'avait vivement rabrou»

Au début de la guerre d'Espagne, en 1808, il commanda l'armée de réserve du Xord, et eut sur les EspaL'nols un succès écjatani à >rf'dinadel

Rio-Seco. Quand l'Empereur intervint, il fut auprès de lui avec la garde; ses lanciers polonais se couvrirent de gloire à Somo-Sierra.

En 1809, Murât est retenu dans son royaume de Naples. C'est Bessières qui commande la réserve de cavalerie de la « Grande Armée », et il joue un rôle brillant dans la marche sur Vienne, puis dans les deux journées d'Essling. A Wagram, au plus fort de la journée, il fait charger énergiquement la cavalerie de la garde; il est atteint par un boulet qui tue son cheval, et le renverse, grièvement blessé à la cuisse. « Oh! le beau boulet, Bessières, lui dit afTectueusement l'Empereur, en le revoyant, il a fait pleurer ma garde. »

Dans l'accalmie de 1810, Bessières, devenu duc d'Istrie depuis 1807, séjournait dans sa propriété de Grignon, quand l'Empereur vint faire un court séjour chez lui avec le roi de Bavière, les reines de Naples, de Hollande, la grandeduchesse de Bade, Berthier et d'autres maréchaux.

L'aide de camp de Bessières, le colonel Baudus, a donné de curieux détails sur ce séjour et sutl'attitude originale de l'Empereur : Dès son arrivée, il chassa; tua, manqua beaucoup, les faisans du Maréchal; puis, après avoir travaillé

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