‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 53 sur 69 · KELLERMANN · texte numérisé non relu

KELLERMANN

Custiiio; puis il commanda l'armée des Alpes, non sans être dénoncé et emprisonné plusieurs fois. Il quitta ce commandement au moment où Napoléon vint se mettre à la tète de Tarmée d'Italie, en 1796.

Sa carrière active était terminée. Il fut employé par le Directoire à la réorganisation de la gendarmrrir; par Napoléon, à des inspections, à des commandements de réserves; et, à la proclamation de l'Empire, il fut nommé sénateur, maréchal de France, duc de Valmy. Il mourut en 1820 : sur sa demande, son cœur a été placé à Valmy.

Son fils, François de Kellermann, est né à Metz en i770. Après avoir servi dans la diplomatie, il rejciif^nit son père à l'armée des Alpes, comme lieutenant-colonel. Bientôt après, il pa.s.sa <i l'armée de Napoléon comme chef d'étatmajor de la cavalerie» et se distingua assez pour être nommé général de brigade (1790-1707).

Kn 1800, il commanda une brigade de grosse ravalorie dans l'armée du Premier Consul; et s'immortalisa à Marengo, en chargeant avec un coup d'œil, une audace merveilleuse, au moment

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nos affaires, et en mettant la panique dans les rangs ennemis.

Le bulletin officiel de l'armée constata que « le général Kellermann exécuta une charge avec tant de vigueur et d'à-propos, que 6 000 grenadiers et le général Zach furent faits prisonniers ». Trois semaines après la bataille, Kellermann fut fait général de division; et, au moment de la création de la Légion (riioufionr, il fut nommé grand-officier.

Quelques-uns auraient voulu des récompenses plus hautes encore, pour le service signalé rendu par le jeune général; et l'on a même essayé d'attribuer la demi-froideur de Napoléon à un sentiment de jalousie. Ce serait très mal comprendre les sentiments élevés de l'Empereur.

Kellermann n'avait pas que des qualités : il était d'une avarice extrême, connue de toute l'armée; et ce défaut tourna plus tard à la cupidité; quand il commanda en Espagne, il fut accusé d'être concussionnaire, de se faire donner des rançons par les prisonniers de guerre qu'il relâchait. Il fut même rappelé en France pour ce motif; et quand il voulut s'excuser à l'Empereur, le souverain l'interrompit en lui disant : « Général Kellermann, toutes les fois qu'il est question de vous, je ne me souviens que de Marengo ».

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