KELLERMANN
Kellermann était aussi disposé à se vanter comme son père. Dès le lendemain de Marengo, il dérlara à qui voulait l'entendre, même à des oflifiers autrichiens, que sans lui les aiïaires du Premier Consul étaient perdues; et plus tard il répéta souvent que « sa charge avait mis la couronne impériale sur la tête de Bonaparte ».
Napoléon connaissait vite les hommes; il est probable qu'il avait deviné Kellermann, et jugé inutile de le mettre complètement à la tête de l'arméf.
Quoi qu'il itn soil, le général Kellermann se distingua en 1805 et fut blessé grièvement à Austerlitz. Fuis il servit au l*ortugal et en Espagne. On le retrouve aussi en 1813, 1814 ♦•t I8I.J, chargrant vaillamment à la tête de troupes de cavalerie. Mais Alarengo a été le point culminant de cette vie. On citera Kellermann, à tout jamais, dans toutes les armées du monde, comme un merveilleux exemple de ce que pcuit faire* un chef de cavalerie, même avec de faibles escadrons, quand il a du coup d'œil, de l'à-prol'audace et de l'énergie.