‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 58 sur 69 · DUC DE TARENTE · texte numérisé non relu

DUC DE TARENTE

(^EST une grande ligure, saisissante, originale, ^ que celle du maréchal Macdonald, duc de Tarente. Il semble que son portrait, son nez en trompette, sa bouche moqueuse, ses yeux francs, intelligents, font deviner qu'il devait être non seulement audacieux, hardi, énergique, mais franc il l'excès; aimant à dire la vérité à tous ceux qui l'approchaient, grands ou petits, et même à se la dire à lui-même.

On n'a plus de doute à cet égard quand on lit ses € Souvenirs », écrits sans rétouches, sans corrections, sans additions, sans qu'il se soit donné la p«'ine de les relire. C'est lui-même qui le dit à son lils. Depuis, ces Souvenirs ont été relus, mis au net, présentés au public, par M. Camille llousset de l'Académie française, dans un livre des plus attachants, à signaler à ceux que l'épopée napolérmienne intéresse.

•Macdonahl est né à Sedan en 1765, d'une famille irlandaise établie en France. Son père avait été officier dans nos régiments étrangers. Il

fît ses études k Paris et se présenta sans succès aux examens de rÉcole d'application de l'artillerie et du génie. Puis il fut employé comme lieutenant d'infanterie, dans une légion française levée pour le service de la Hollande. Au licenciement de cette légion, il rentra en France, et servit comme cadet gentilhomme au régiment irlandais de Dillon.

En 1791, il était lieutenant; à partir de ce moment, son avancement s'accéléra; il devint aide de camp de Beurnonville, puisdeDumouriez. Après Jemmapes, il était lieutenant-colonel; en 1793, général de brigade; en 1794, général de division à l'armée de Pichegru, en Hollande, et il inaugurait son nouveau grade en faisant une action d'éclat qui le mit hors de pair. Voici ce qu'il en dit dans ses « Souvenirs » :

Sa division était échelonnée le long du Wahal; ayant en face d'elle, de l'autre côté du fleuve, l'armée ennemie bien appuyée sur des forts, dont l'artillerie canonnait incessamment nos troupes.

Il n'y avait aucun moyen de passage, lorsque la gelée intervint. Le fleuve se prit. Deux ou trois fois par jour, Macdonald fit sonder la glace; bientôt il se convainquit qu'elle devenait assez forte pour le passage des troupes; et en même temps il crut apercevoir des mouvements de l'en-

l,K MAKKCHAI. VICTOR, Df <: DK BELI-UNK,

par (Jros.

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MAHKCMAL MACDONAM), VVC 1)K TARKNTIC,

par Roiiillard.

(Musée de Versailles.)

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