‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 60 sur 69 · DUC DE REGGIO · texte numérisé non relu

DUC DE REGGIO

Ii: maréchal Oudinot. due de Ueggio. fut un des J maréchaux de TEmpire les plus vigoureux, les plus vaillants, les plus blessés. Il ne s'est pas seulement acquis une réputation de bravoure sans pareille, à la tète de ses héroïques ii^renadiers. « les {^^renadiers d'Oudinot », puis comme commandant de la jeune garde, comme commandant de corps d'armée; il a versé glorieusement son sang sur tous les champs de bataille de l'épopée napoléonienne et des guerres de la Hépublique. Ses états de services comptent plus de trente blessures.

Il est né à Har-le-I)uc, en 1767, d'une famille très estimée, dans le pays meusien aux souvenirs, aux instincts si patriotiques. A seize ans, il s'engagea au régiment d'infanterie de Médoc, et y servit pendant quatre ans comme soldat l]n 1781), il fut nommé ca[)itaine (ïnnu r()in[)agiii«" soldée, entretenue par la ville de IJarlc-Diic. Ku 17111, il fut élu lieutenant-colonel du '.\' bataillon des volontaires delà Meuse; et bientôt mis à même

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de se distinguer à la guerre, sur nos frontières du Nord-Est.

Depuis 1792 jusqu'en 1799, on le trouve dans tous les combats, faisant valeureusement son devoir, enlevant dès drapeaux, des canons, des redoutes, se faisant mettre à l'ordre de l'armée pour sa bravoure communicative, entraînante. Dès 1793, il est colonel, et a déjà été blessé dangereusement à la tète. En 1794, il est enveloppé de toutes parts par l'ennemi; l'armée le croit perdu; mais il la rejoint à Pirmasens après avoir passé sur le corps de ses adversaires; il est mis à l'ordre du jour, et fait général de brigade.

Bientôt après, il tombe la jambe fracassée en s'emparant de Trêves; puis, dans un autre combat, il reste sur le champ de bataille blessé de trois coups de sabre. En 1796, dans la campagne d'Allemagne, près d'Ingolstadt, il reçoit dans cette seule affaire une balle à la cuisse, et quatre coups de sabre sur le cou et sur les bras. Presque aussitôt après, on le voit chargeant l'ennemi, le bras en écharpe, et ajoutant une nouvelle action d'éclat à ses hauts faits de guerre.

En 1798, il se distingue sur le Rhin; puis en 1799, il passe dans l'armée de Masséna, et rend les meilleurs services pendant la campagne d'IIelvétie, faisant preuve d'une solidité, d'une

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