‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 67 sur 69 · I.K MAHKCHAI, SLCMKT, DUC D'.M.UrFKHA · texte numérisé non relu

I.K MAHKCHAI, SLCMKT, DUC D'.M.UrFKHA

par Paulin (îiirrin.

I Musée de Versailles.}

.!•: MAHI-CIIAI, r.OUVION-S»-<:YR.

par H. Vcrnct.

(M usée de Vers a il les.)

I'MI?H>; l»K fo.XIATOWHKI

par Vaiirhi'lct.

(Miurr de VcrfaiUe*. i

par iiitiiillard.

I Musée de l'ersaitlcs.) Clichés Haoncit» et C*.

PI. H, pflgro »1«.

GOIVION SAINT-CYR. 217

laissaient pas que d'éclairer les questions et de faciliter les décisions du commandement.

Souvent, Saint-Cyr se fît remarquer par l'habileté de ses manœuvres. En 1796, dans la vallée supérieure de la Murg, il s'était heurté aux Autrichiens, fortement postés et retranchés à Hothenbol. La position ennemie était inattaquable de front et difficile à tourner. Saint-Cyr se servit d'un procédé quelquefois employé à la iruerre, notamment à Hastings par Guillaume le (Conquérant : il fit faire un simulacre d'attaque par plusieurs bataillons, en leur prescrivant de feindre la démoralisation et de se replier en désordre. L'ennemi suivit, tomba dans des embuscades et fut battu.

Partout dans cette campagne, comme dans la fameuse retraite, il rendit les meilleurs services, et remplit énergiquement son devoir, tout en «ritiquant parfois les décisions de son chef. Il se brouilla avec Desaix, au moment où celui-ci rejoignit Napoléon, et obtint de partir pour l'Egypte. Mais, au retour de cette expédition, Desaix s'empressa d'écrire une lettre affectueuse à Saint-Cyr, dont la réponse parvint à Alarengo, le jour même où Desaix fut tué, en sauvant l'armée.

Saint-Cyr était à cette époque-là à l'arniéc du

Rhin, après avoir remplacé, pendant quelques mois en Italie, Masséna compromis par une protestation un peu vive de ses officiers. Relevé à son tour de ce commandement, il servait comme commandant d'aile de Jourdan, sur le Rhin; puis il revint sous Moreau en Italie et ensuite sur" le Rhin. Tout en se distinguant aux affaires d'Engen, de Mosskirch, de Biberach, il s'attira l'animosité de son général en chef Moreau, dont il blâmait ouvertement les hésitations, les ordres et contre-ordres. Moreau, de son côté, laissait dire que Saint-Cyr était difficile à commander; qu'il avait une trop haute opinion de sa valeur; et — ce qui était plus grave, ce qui a réellement circulé à ce moment dans l'armée — qu'il était mauvais camarade, capable de laisser battre ses voisins, afin de démontrer sa propre supériorité.

Il demanda lui-même, en juin 1800, a être relevé de son commandement et se sépara de Moreau, complètement brouillé. Il fut ensuite conseiller d'État; attaché à Lucien Bonaparte, ambassadeur de France à Madrid; ambassadeur lui-même pour s'occuper des préparatifs d'une expédition en Portugal; rappelé de ce poste, il reprit ses fonctions de conseiller d'Etat, sans acquérir la réputation d'un grand travailleur.

En 1805 et 1806, Napoléon l'employa à l'armée

Page 1