GRAND ARC DE TRIOMPHE
DE LA BARRIÈRE DE l'ÉTOILE.
accepterait sa main et si l'empereur, son père, consentirait à cette union. Ma femme, très surprise, affirma qu'il lui était impossible de répondre à cette question. Napoléon lui demanda ensuite si, à la place de l'archiduchesse, elle lui accorderait sa main. Elle lui assura qu'elle la lui refuserait certainement. « Vous êtes méchante, lui dit l'Emperem- ; écrivez à votre mari, et demandez -lui ce qu'il pense de la chose. »
Un conseiî fut tenu, dans la nuit du 6 au 7 février, un jour à peine après l'arrivée de la réponse du tsar, pour décider du parti à prendre.
Talleyrand, qui voulait sans doute faire la cour à son maître, se signala par l'énergie de ses arguments.
« En Autriche, dit-il, il y a une politique de tradition ; les intérêts, une fois noués, ne changent pas.
En Russie, tout tient à la volonté d'un homme ; Alexandre mort, à quoi servirait le mariage russe? »
Sur l'heure même, le projet autrichien fut arrêté. Une convention fut passée le 7 février entre le prince de Schwarzenberg, ambassadexir d'Autriche à Paris, et le duc de Cadore, ministre des Relations extérieures ; elle rappelait le texte même du contrat de mariage de Louis XVI et de Marie- Antoinette.
Napoléon n'allait-il pas devenir
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DE NAPOLftoN ET DE MARIE-LOUISE
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