‹ NapoléonChapitre 8 sur 39 · A Mme Hanska, à Wierzcttowiiia (Ukraine); Aux Jar · texte numérisé non relu

A Mme Hanska, à Wierzcttowiiia (Ukraine); Aux Jar

quoi lacalomnie, la sottise et l'ignorance en agissent avec lui « comme avec Napoléon que tout l'équipage du Northumberland croyait velu comme un ours et qui les a stupéfaits (sic) quand on a su qu'il se servait d'eau de Cologne pour sa toilette1. » Voici qu'en 1843, ayant quitté Mme Hanska, il est assiégé d'un*' mélancolie inconnue. Il en demeure « comme Napoléon sans soldats à la Bérésina2. » Au résumé, il ne dissimule pas le rôle qu'il veut jouer. Ce cri de son orgueil cabré vaut d'être recueilli :

En somme, écrit-il, voici le jeu que je joue : quatre hommes auront eu une vie immense : Napoléon, Cuvier et O'Connell et je veux être le quatrième. Le premier a vécu de la vie de l'Europe ; il s'est inoculé des armées. Le second a épousé le globe. Le troisième s'est incarné un peuple. Moi, j'aurai porté une société tout entière dans ma tête3.

On le devine : il entend que le siècle de Napoléon soit aussi celui de Balzac. Ah ! ce nom qui lui sonne aux oreilles avec tant de triomphantes fanfares! L'épopée qui l'enveloppe de tant de piatïants souvenirs! Il n'v a rien d'étrange, dès lois, â le voir

aies, Sèvres, 2 juin 1839. — H. de Balzac, Lettres à l'Etrangère... ; tome Ie1', p. 515.

1. A Mme Hanska. à Wierzehownia Ukraine) ; Passy, 12 juillet 1842. — H. de Balzac, Lettres à l Etrangère...; tome II, p. 48.

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