Biographie nouvelle des contemporains
3. On trouvera des extraits de cette brochure (que je n'ai pas
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d'avoir désobéi au décret de Napoléon contre l'enseignement privé : « Les pensionnats auraient été fermés depuis longtemps, ainsi que Buonaparte l'avait décidé en principe, pour obliger tous les parents à envoyer leurs fds aux lycées : ;M. de Fontanes a suspendu le coup quon voulait leur porter. Des ordres sévères étaient aussi donnés pour forcer les pères à livrer leurs enfants à l'éducation publique : M. de Fontanes a constamment retardé 1 exécution des mesures ordonnées par le gouvernement, quand il n"a pu les éluder ; et c'est surtout ce qui est arrivé relativement au recouvrement de cette rétribution si décriée : les exemptions possibles ont été innombrables et facilement accordées. » On l'excusait ou plutôt il s'excusait ainsi d'avoir loué Napoléon : c 11 fallait bien apprivoiser son esprit farouche: il fallait l'enivrer d'éloges fréquents, le forcer quelquefois à moins mal faire, en le louant d'avance d'avoir bien fait ».
En dépit des injures des ultras, quand Fontanes mourut, il était rentré tout à fait en grâce auprès des royalistes; on comprenait qu'il avait, en tant que grand-maître, servi la cause de l'Église, et même celle du trône. Chateaubriand lui rendit cet hommage : « 11 éleva dans les doctrines de nos pères des enfants qu'on voulait séparer du passé pour bouleverser l'avenir ^ ».
Si Napoléon ne connut pas toutes les infidélités de Fontanes, tout le détail de sa demi-complicité avec l'opposition catholique et monarchiste, on peut assurer que ses yeux se dessillèrent à partir de 1811, et il vit
pu retrouver; elle manque à la Bibliothèque nationale) dans l'article Fontanes de la Biographie des hommes vivants (1817).
1. Lettre de Chateaubriand du 31 mars 1821, dans le Journal des Débals au 10 avril !?i.iivaat. Voir plus haut, p. 203.