‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 122 sur 221 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

FONCTIONNEMENT DE L'UNIVERSITÉ

IMPÉRIALE

I. On lie crée pas d'ecolos tiurmalcs primaires. — 11. Les Frères des Écoles chrétiennes. — III. L'enscignomcnt primaire el les évoques. — IV. Examens et dijjlômes. — V. Résultats.

Dédaigneuseracut traité dans le décret d'organisation, l'enseignement primaire ne fut pas moins dédaigneusement traité dans l'application de ce décret.

Le décret annonçait la formation de « classes normales » dans les collèges ou les lycées, en vue de former des maîtres pour les écoles primaires. On aurait ainsi remédié au mal dont souffrait le plus renseignement primaire qui, faute de personnel capable, végétait. Je n'ai trouvé aucun document qui permette de dire que cette promesse de décret ait reçu un commencement sérieux d'exécution. Voyant qu'on ne faisait rien, le recteur de l'Académie de Nimes, Tédenat, proposa, en 1812, de former une école normale dans une institution privée de cette ville : « Cette

école serait facile à former à Nimes dans la maison du sieur Reumont, instituteur très connu et très versé dans sa partie. Le local est vaste et bien situé; les sieurs Reumont père et fils ont une très belle écriture et possèdent lart d'enseigner, qu'ils professent depuis un grand nombre d'années; ils ont dans leur établissement un maître de mathématiques, élève de l'école centrale et du lycée; il ne manquerait rien à cet établissement que l'autorisation de Votre Excellence. Mais, je le répète, il faut que la mesure soit générale; car, si elle n'est point mise en pratique dans les autres Académies, les instituteurs primaires y assujetis à Nimes, diront avec quelque fondement : <( A Montpellier de « pareilles mesures n'ont pas lieu, donc nous pouvons « nous en dispenser ' > .

Nous ne voyons pas que la proposition du recteur ait eu aucune suite.

Dans l'Oise, « des leçons normales >> furent données aux instituteurs -, mais nous ne savons de quelle manière.

On comptait surtout sur les Frères des écoles chrétiennes', mais sans les incorporer complètement à l'Université, comme on le faisait pour les établissements privés. « Ils seront, disait le décret, brevetés et

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