Ibid., p
OÙ il aurait sans doute « prescrit le costume » dont il était question dans le décret. 11 ne le fit pas.
Quant au serment, dit l'historien des Frères, « M. de Fontanes, qui respectait leur indépendance et leur caractère religieux, évita de les soumettre à cette servitude * ». Il y eut cependant, à ce sujet, une difficulté, où l'administration de l'Université fut mise en échec. A Rome, en 1812, le recteur de l'Académie, Ferry de Saint-Constant '^, voulut exiger le serment des Frères, qui , pressés, se dérobèrent, finirent par dire au recteur qu'ils feraient ce que leur supérieur général leur dirait de faire. Tout en rendant hommage au zèle et au dévouement des « Frères ignorantins », le recteur se plaignit au grand-maîlre qu'ils donnassent ainsi « l'exemple de l'insubordination '•* ». Cuvier, alors en mission à Rome, envoya des renseignements défavorables sur le Frère Guillaume de Jésus, directeur des écoles chrétiennes de Rome. Fontanes écrivit au supérieur général (24 mai 1813) pour lui demander de révoquer ce directeur. Le Frère Gerbaud envoya, si je puis dire, promener le grand-maître dans une lettre (Lyon, 30 mai 1813) courtoise, spirituelle et impertinente : « La simplicité, l'humilité, la dépendance de notre pi'ofession, tant des évéques pour le spirituel que des magistrats pour le civil, nous ont fait un devoir de consulter Son Éminence Mgr le cardinalarchevêque de Lyon au sujet de la lettre de Votre Excellence. » Mais le cardinal est absent. Patientons pendant trois semaines. D'ailleurs le Frère dénoncé