J. Delfour, Histoire du lycée de Pau, p
2. Clôture des écoles centrales et distribution des prix. Paris, an VII, in-8. Arch. nat.. ADvni, 27.
institutions privées. Beaucoup de Conseils généraux émettent des vœux dans ce sens, par exemple celui de la Manche, qui dit : « 11 est de la plus grande importance que renseignement religieux fasse partie de Téducation et que les parents puissent espérer que les enfants seront élevés dans, les principes d'une religion dont la vérité leur est démontrée ».
Quant aux parents qui ne tiennent pas à l'enseignement religieux, les écoles centrales leur offrent cet inconvénient, que ce sont de simples externats. Çà et là, on essaya de remédier à cet inconvénient en créant un internat dans quelques écoles. Ainsi, on en créa un à l'école du Mans; mais le ministre de l'Intérieur en ordonna la suppression '. On laissa subsister ceux qui furent créés dans ou près les écoles centrales de Fontainebleau, d'Évreux, de Chàteauroux, de Périgueux, de Bordeaux. Mais ces internats furent l'exception. Aux écoles centrales de Paris, il n'y en avait point.
Le seul internat d'État fut d'abord celui de l'ancien collège Louis-le-Grand, qui avait continué à fonctionner sans interruption sous le nom de collège Égalité, et auquel avaient été réunis trente autres collèges et plusieurs fondations particulières de bourses "-. Sous le Directoire, il reçut le nom de Prytanée français, devint le pensionnat où furent entretenus, pour toute la République, les boursiers appelés élèves de la patrie, c'est-à-dire ceux qui s'étaient le plus distingués dans