‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 14 sur 221 · Statistique des préfets, an IX · texte numérisé non relu

Statistique des préfets, an IX

2. « Cet établissement appartient à toute la République. 11 renferme 500 bourses alfectées à plus de 40 départements. » (Lettre de Champagne, principal du collège de rÉgalilé, au Comité d'instruction publique, 29 mai 1793. Arch. nat.> M. 158.)

la fête annuelle de la Jeunesse', et ces élèves de la patrie suivirent les cours de l'école centrale du Panthéon.

Sous le Consulat, le Prytanée fut transformé, de simple internat qu"il était, en établissement d'enseignement, et un arrêté du 1'='' germinal an VIII le divisa « en quatre grands collèges soumis à la même administration et placés, le premier dans le local actuel du Prytanée, le deuxième à Fontainebleau, le troisième à Versailles, et le quatrième à Saint-Germain ». Le 27 messidor an IX, les collèges du Prytanée furent autrement placés : le premier à Paris, le second à Saint-Cyr, le troisième à Saint-Germain, le quatrième à Compiègne 2. Cent places gratuites étaient données, dans chacun de ces collèges, non aux enfants les plus capables, non par le concours, mais aux « enfants peu fortunés de militaires morts sur le champ de bataille et de fonctionnaires publics morts dans l'exercice de leurs fonctions ». Le premier Consul, sur la présentation du ministre de l'Intérieur, nommait à ces places, dont le nombre fut porté, par le règlement du 27 messidor an IX, à 300 pour le collège de Compiègne et à 200 pour les trois autres. Le collège de Compiègne préparait spécialement les jeunes gens à la marine et aussi aux arts mécaniques. Les collèges de Paris, de Versailles et de Saint-Germain furent des collèges d'enseignement secondaire classique, où on préparait les jeunes gens à la carrière militaire et aux carrières civiles, mais en leur donnant une culture générale à base latine et en les soumettant à une dis-

1. Les « élèves de la patrie » commencèrent à y être admis en fructidor an VI. (Registre d'admission, Arch. nat., MM. 445).

2. Il fut question d'en établir un cinquième à Lyon, mais ce projet ne fut pas réalisé. Voir Chabot et Charléty, p. 51.

cipline à la fois militaire et monacale. Dans chaque collège du Prytanée, on pouvait recevoir, en sus des boursiers, des pensionnaires payants, mais qui ne pouvaient être admis qu'avec l'autorisation du premier Consul. Ces quatre collèges du Prytanée servirent de modèles aux futurs lycées.

Quand les lycées furent créés, le Prytanée fut réduit (15 vendémiaire an XII) à un seul collège, celui de Saint-Cyr, exclusivement réservé aux fils de militaires. La maison de Paris devint le « lycée de Paris » (plus tard « lycée Impérial » ), régi comme les autres lycées '.

Au temps des écoles centrales, les collèges du Prytanée, réservés à une élite, ne remédiaient en ri(yi à ce manque d'internat dans ces écoles, qui était une des causes de la demi-défaveur dont elles souffraient.

Que le latin n'y fût plus la base de l'enseignement, c'est aussi un des griefs que la bourgeoisie avait contre les écoles centrales. On tenait aux anciennes habitudes, à l'ancien type classique -. En vain les défenseurs du

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