EXAMENS ET DIPLÔMES
ces nominations. Le conseil municipal proposait un sujet, non plus au préfet comme précédemment, mais au grand-maître, qui approuvait la nomination et diplômait rinstituteur.
Il arrivait, au moins dans FAcadémie de Paris, qu'avant d'autoriser un instituteur à exercer ou à continuer d'exercer, on lui faisait passer un examen. Frédéric Cuvier, inspecteur d'Académie de Paris, fut un de ces examinateurs, et nous avons plusieurs de ses rapports, qui nous renseignent et sur la condition de ces examens et sur le degré de mérite ou d'instruction des instituteurs primaires d'alors. Voici deux rapports favorables' :
1" Paris, le 6 août 1810. — En conséquence du renvoi qui m'a été fait par monsieur le chef de la f*' division de la demande adressée par le sieur Prévost à S. E. le grandmaitre de l'Université pour être autorisé à exercer l'état d'instituteur primaire, j'ai examiné le sieur Prévost.
Il a montré, en répondant aux questions que je lui ai faites, toutes les connaissances nécessaires à l'état qu'il veut embrasser. Il écrit correctement, son écriture est belle, et il est très versé dans le calcul.
Sous le rapport de ses mœurs, la retraite honorable qu'il a obtenue du gouvernement pour ses services militaires et les certificats qui lui ont été accordés par Messieurs les maires de Dieppe, de Sainl-Ouen, de Mareil- Marly, de Versailles donnent pour l'avenir des gages assurés de la bonté de ses mœurs et de la régularité de sa conduite.
2° Paris, 7 août 1810. — J'ai examiné le sieur Saintomer en conséquence du renvoi qui m'a été fait, de sa demande à S. E. le grand-maître de l'Université pour être autorisé à enseigner l'écriture et l'arithmétique.
Le sieur Saintomer est fils d'un père célèbre à Paris