Arch. nat., F
400 francs ' ; mais c'est un cas exceptionnel, et généralement, sous rUniversité impériale, les instituteurs manquent de pain.
Le Conseil de l'Université semble s'être demandé, à un moment, si l'Université n'avait pas à se préoccuper de payer les instituteurs. Mais, dans la séance du H juillet 1809, le grand-maître communiqua un arrêté du ministre de l'Intérieur du 28 juin précédent, portant que le traitement des instituteurs primaires serait payé, à l'avenir comme par le passé, sur les Tonds des communes '-.
Quant aux résultats généraux, nous n'avons point de renseignements statistiques qui soient sûrs. Dans l'Exposé de la situation de l'Empire pour 1813, il y a ces chiffres : 31 000 écoles primaires, 900 120 élèves. Mais comme les autres chiffres, dans cet exposé, par exemple pour l'enseignement secondaire , sont visiblement majorés, je me demande si cette statistique de l'enseignement primaire a un fondement réel. Il y aurait eu, en 1815, dans les écoles primaires, 737 369 élèves, si l'on en croit un universitaire nommé Basset ^, mais Basset ne dit pas sur quels éléments il se fonde. Pour ce qui est du nombre des illettrés, un autre universitaire, M. Maggiolo, a fait relever par environ 16 000 instituteurs les noms des époux ou des épouses ayant signé leur acte de mariage. Il y en aurait eu 54,35 p. 100 (époux) et 34,74 p. 100 (épouses) de 1816 à 1820, au lieu de 47,05 p. 100 et 26,87 p. 100 entre 1786 et 1790 ^ Ces ren-