‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 141 sur 221 · Arch. nat.Fn · texte numérisé non relu

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NAPOLÉON FT LK MONOfOLK, iS

gements reçurent les programmes, notamment par le « règlement » que le Conseil de rUniversitc adopta le 19 septembre 1809.

L'instruction primaire fut formellement « exceptée du cours détudes des lycées », où, en principe, on ne doit recevoir que des élèves sachant lire et écrire. Embrassant « toutes les connaissances nécessaires pour préparer les jeunes gens à entrer dans les diverses facultés », ce cours d'études, qui dut être de six années, ne fut plus divisé, comme sous le régime de la loi du 11 floréal an X, en deux sections, Tune de latin, l'autre de mathématiques, et, quoique le règlement du 19 septembre 1909 ne le dise pas formellement, les élèves furent censés recevoir tous la même instruction, ainsi distribuée : 1° deux années de grammaire, con sacrées à l'étude du français, du latin, et (dans la seconde année) du grec \ avec l'histoire sainte et des notions sur la mythologie; 2° deux années d'humanités, consacrées au même enseignement, aux meilleurs auteurs français, aux notions principales d'histoire et de géographie, à l'arithmétique, à la géométrie, à l'algèbre jusqu'aux équations du second degré inclusivement; 3"^ une année de rhétorique, consacrée aux

1. Cette étude du grrec, anlérieurement omise ou négligée (voir plus haut), semble avoir été poussée assez loin dans certains lycées, par exemple dans celui de Nantes, où, en 1812-1813, le programme de la classe de rhétorique comportait des exercices de composition en grec. {Le livre d'or du Centenaire du lycée de Nantes, p. 71.) Par contre, au lycée de Caiiors, il y eut des professeurs qui savaient si peu de grec qu'on dut leur permettre de faire usag-e de traductions latines d'auteurs grecs. Mais, au même lycée, il y eut au moins un professeur, celui de deuxième. Thiercelin, qui savait bien le grec et en donna le goût à ses élèves. (B. Paumes, Le Collège royal et les Origines du lycée de Cnhars, p. 2417.)

LES LYCEES : EXSEIGXEMEXT 275

règles de tous les genres d"écrire, aux plus beaux exemples de ces règles dans les auteurs anciens et modernes, à des exercices de composition en latin et en français, à la trigonométrie plane, à larpentage, au levé des plans; 4'^ une année de mathématiques spéciales, consacrée à la fin de Talgèbre, à l'application de l'algèbre, à la géométrie, aux sections coniques, à la statique, à l'histoire naturelle élémentaire, à l'optique et à l'astronomie. En outre, dans les lycées chefs-lieux d'Académie, il y avait une chaire de mathématiques transcendantes, et une chaire de philosophie, où l'on enseignait aussi l'optique et l'astronomie. Cette chaire de philosophie fut établie dans chaque lycée par l'arrêté du 10 février 1810 '. Il y avait donc, dans chaque lycée, neuf professeurs : deux de grammaire, deux d'humanité, un de rhétorique, deux de mathématiques, un de physique, un de philosophie. Ce nombre était porté à dix dans les lycées chefs-lieux d'Académie, où il y avait en outre un professeur de mathématiques transcendantes, et à onze dans les lycées de Paris, où il y avait deux professeurs de rhétorique au lieu d'un. Ces professeurs étaient divisés en trois ordres, pour le traitement et pour le rang : r philosophie, mathématiques transcendantes, rhétorique; 2° sciences physiques, mathématiques spéciales, seconde année d'humanités; 3° mathématiques élémentaires, première année d'humanités, grammaire.

Quoique l'enseignement scientifique des principaux lycées se trouvât, de la sorte, fortifié par l'établissement d'une classe de mathématiques transcendantes, cependant la suppression de la section scienti-

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