‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 142 sur 221 · Recueil de lois et règlements, t. V, p. 12i · texte numérisé non relu

Recueil de lois et règlements, t. V, p. 12i

fique s qui pourtant revivait en fait à la fin des études, dans les classes de mathématiques spéciales et transcendantes, tournait à l'avantage des études littéraires et de l'ancien système classique d'enseignement, contrairement aux idées personnelles de Napoléon.

La grande nouveauté, c'était l'établissement de la classe de philosophie, par une extension de la promesse qu'avait faite le décret organique de l'Université, qui ne parlait que de l'enseignement de la « logique ».

Il semblait qu'on ne fît, en cela, que se conformer à l'exemple de ce Prytanée, qui avait fourni le premier type des lycées, et où, depuis l'an IX, une classe de philosophie avait été substituée au cours de logique et de morale, mais c'était une philosophie à la manière de l'ancienne Université. « L'enseignement consista en questions dictées sur des sujets propres à exercer le jugement des élèves, et l'on faisait traiter l'affirmative par les uns et la négative par les autres "2. » Selon J. Quicherat, qui a esquissé Ihistoire du Prytanée en même temps qu'il a raconté celle de Sainte-Barbe, c'était une réaction contre ce qu'on appelait l'idéologie, contre les idées et lois révolutionnaires, d'après lesquelles « les règles de la morale devaient ressortir de l'enseignement de l'histoire et de la législation, de

1. Déjà, au lycée de Lyon, il semble bien que le proviseur (abbé Nompère de Champagny) eût devancé cette suppression. Car on lit dans un rapport d'inspection générale pour 1809 : « M. de Champagny a cru devoir faire quelques modifications à l'ordre des études prescrit pour les lycées. Ce changement a pour objet de retarder un peu l'enseignement des sciences ; nous en parlerons en détail dans des rapports particuliers. Cette légère modification a été vue avec faveur, et les éludes, loin d'en souffrir, y ont gagné. » (Arch. nat., F'' 1 365.)

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