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toutes les fois que Tordre du service ne les y appelait pas; et les mêmes hommes, chargés de faire apprendre le cathéchisme, n'approchaient pas des sacrements ' ». Il cite le témoignage d'un élève qui, en 1814, dit que ses camarades se moquaient de la religion : « Non seulement le nom de la Divinité était sans cesse profané par les plus infâmes jurements, mais encore on lui insultait jusque dans le sanctuaire. Ce qu'il y a de plus sacré pour un chrétien, le plus auguste de tous nos mystères, était un sujet de dérision... »

Ce que les catholiques redoutaient davantage pour leurs enfants, c'étaient moins les professeurs, dont plusieurs se trouvaient être sincèrement religieux, que les boursiers, qui formaient le gros de cette population scolaire, et dont beaucoup étaient des fils de militaires, élevés dans une incrédulité philosophique : car l'armée avait été et devait être encore ardemment anticléricale, voltairienne; elle avait lu avec délices le Père Dachesne d'Hébert.

Cet esprit d'irréligion qui se manifestait, à n'en pas douter, dans les lycées, au moins parmi les élèves, voilà la cause pour laquelle une grande partie de la bourgeoisie envoyait ses enfants dans les institutions et pensions, voilà la cause du succès de ces établissements, voilà pourquoi les lycées, malgré la supériorité de l'enseignement qui s'y donnait, n'avaient, en dehors des boursiers, que peu d'élèves.

1. Le Génie de la Bévolation, 1818, t. III, p. 109-110, Bibl. nat. Inv. R. 33 639, in-8. Voilà comment Fabry parle des maîtres d'études. Quand il parle des professeurs, son ton d'exagération et le vague de ses injures montrent que ses griefs sont moins précis : « ...Des membres du corps enseignant, dit-il (p. 94), ont été convaincus de mœurs infâmes, de séduction, de corruption de l'enfance; ils ont été convaincus d'athéisme... »

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