‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 151 sur 221 · Paulevée dans VAlmanach de l'Université de 1812, p · texte numérisé non relu

Paulevée dans VAlmanach de l'Université de 1812, p

de professeur, qu'il est loin de solliciter, car il peut, dit-il, travailler encore. Il serait, en effet, encore capable d"enseigner, mais il ne peut plus se faire entendre. Sa voix lui suffira dans sa maison, mais ne peut plus remplir sa classe. Occupez-vous sérieusement de diminuer ses travaux et d'assurer le repos de ses derniers jours. Auxerre vous bénira '. »

Le grand-maître et les inspecteurs généraux imposèrent aux collèges la même politique religieuse qu'aux lycées. Mais, presque autant que les lycées, les collèges furent accusés d'irréligion, et se virent tenus en échec, pour le même motif, par la concurrence des institutions et pensions.

Une des raisons qui avaient fait créer l'Université impériale, c'avait été la concurrence victorieuse des établissements libres. Sous le nouveau régime, le titre d'écoles secondaires, qui avait été accordé aux meilleurs de ces établissements, fut supprimé, et ils durent s'appeler tous institution ou pension, sauf quelques exceptions (« maison » de Sainte-Barbe, « maison » de Juilly, dans l'Almanach de l'Université).

Un arrêté du grand-maître, en date du 13 décembre 1808 2, les autorisa tous à subsister provisoirement, jusqu'à ce que leur situation eût été examinée et réglée.

1. Ambroisc Rendu, par Eugène Rendu, p. 33 et 54. Joubert, parle ensuite, .avec esprit, d'un « instituteur de latin » à Auxerre qui, à demi-janséniste, mais ridicule d'extérieur, bégayait, sollicitait une place de professeur et qu'il découragea en lui disant qu''il ne croyait pas que ce fût la volonté de Dieu.

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